Les infections sexuellement transmissibles
Les infections sexuellement transmissibles
Comment se manifestent les IST ?
Lorsqu'elles apparaissent, ce qui n'est pas toujours le cas, ces infections donnent des signes que l'on ne doit négliger sous aucun prétexte : chez l'homme, brûlures lors de la miction (blennorragie, chlamydiose). Pertes vaginales ou écoulement et rougeurs sur les organes génitaux (trichomonas). Boutons au niveau des organes sexuels (herpès), démangeaisons (morpions). Des ulcérations ou de petites plaies sont quelquefois à mettre sur le compte de la syphilis, de même que des boutons sur l'ensemble du corps. Certains de ces signes peuvent disparaître spontanément pour réapparaître ensuite. C'est le cas avec l'herpès, qui provoque aussi des symptômes plus généraux comme de la fièvre et des courbatures, ou encore avec la syphilis, qui pourra se manifester une autre fois sous une forme différente.
L'hépatite B se déclare par des douleurs, courbatures qui font penser aux symptômes de la grippe. Peut ensuite apparaître un ictère (jaunisse), tandis que les selles sont décolorées et les urines foncées. En présence de tels symptômes, une consultation chez le généraliste s'impose. Bien souvent, le tableau clinique ne suffit pas et il faut avoir recours à des prélèvements ou des tests sanguins pour confirmer le diagnostic de la maladie. Gynécologues et dermatologues sont également qualifiés pour traiter certaines de ces infections.
Quand faut-il se faire dépister ?
Le plus grand danger des IST est l'absence fréquente de symptômes : on peut être infecté sans être malade. En cas de rapports non protégés, mieux vaut se faire dépister rapidement, pour éviter les contaminations en série. Ces dernières années, on enregistre une augmentation des infections à chlamydias chez les femmes de moins de 25 ans, parfois sans apparition de signes cliniques, d'où l'importance d'un dépistage à l'occasion de consultations générales. Il existe aussi des centres spécialisés, comme les CPEF (centres de planification et d'éducation familiale) qui assurent le dépistage des IST. Un dépistage gratuit est possible également dans le cadre des DAV (dispensaires antivénériens) ou des PMI (centres de protection maternelle et infantile). De la même façon, une partie de la population homosexuelle masculine, chez laquelle on enregistre une prévalence d'infections comme la syphilis, les hépatite et la lymphogranulomatose (LVG), doit être vigilante. L'intérêt d'un dépistage précoce est une guérison rapide avec des traitements très simples qui ne laissent pas de séquelles et qui évitent ainsi des complications.
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