Santé/PsychoSexualité

Les infections sexuellement transmissibles

Les infections sexuellement transmissibles


  • Actualisé le mercredi 17 janvier 2007

On les avait crues disparues : les infections sexuellement transmissibles réapparaissent à la faveur des nouveaux comportements amoureux.

Connues depuis l'Antiquité, longtemps désignées par le terme de "maladies vénériennes", les maladies sexuellement transmissibles se transmettent au cours des rapports sexuels. Avec l'apparition du sida et la mise en place de nouveaux comportements sexuels pendant les années quatre-vingt, certaines d'entre elles, comme la syphilis et la blennorragie, avaient considérablement régressé, voire disparu de nos régions. En revanche, les effets de la prévention ont été moins nets sur d'autres affections comme l'herpès, les condylomes ou les chlamydioses, "maladies endémiques" qui sont demeurées fréquentes.

Une recrudescence

Depuis la fin des années quatre-vingt-dix, avec le retour de pratiques sexuelles à risque, négligeant l'utilisation du préservatif, les maladies sexuellement transmissibles sont en recrudescence, partout en Europe. Tout récemment la lymphogranulomatose vénérienne (LGV), connue sous le nom de maladie de Nicolas et Favre, disparue depuis une trentaine d'années, a fait une brusque réapparition en France. Ces MST ont été rebaptisées par les autorités sanitaires IST, "infections sexuellement transmissibles". Une manière de souligner leur danger.

Quels sont les responsables de la transmission ?

Les maladies sexuellement transmissibles sont à 95 % des maladies infectieuses. Les responsables sont parfois des bactéries, comme Chlamydia trachomatis, à l'origine, entre autres, de diverses infections urogénitales (chlamidiose). La célèbre syphilis, autrefois nommée "grande vérole", se transmet par une autre bactérie : le tréponème pâle. Quant au gonocoque, il est à l'origine de la blennorragie gonococcique, que l'on rencontre parfois sous le nom de "chaude-pisse". Mais d'autres agents infectieux, comme les virus, interviennent dans la transmission de ces maladies. L'herpès, l'hépatite B et les condylomes sont à classer dans cette catégorie. Les trichomonas et autres fameux morpions sont, eux, des parasites. Face à cette multiplicité de germes qui font un retour alarmant, la seule arme véritablement efficace reste le préservatif pour tous ceux qui n'ont pas fait le choix de la constance dans leurs relations sexuelles.

Est-ce grave d'avoir une IST ?

Si les trichomonas ou les morpions sont à ranger parmi les infections bénignes, négliger une IST peut avoir des conséquences dramatiques : faute de soins, chlamydiose et blennorragie gonococcique sont responsables de stérilités et même, en ce qui concerne la blennorragie, de septicémies. La syphilis, maladie mortelle, évolue durant de longues années en provoquant des pathologies neurologiques et cardiaques. Pourtant, ces infections sévères sont susceptibles d'être traitées par une seule prise ou injection d'antibiotiques.

Les papillomavirus ou condylomes provoquent chaque année des cancers du col de l'utérus, alors qu'un suivi régulier chez le gynécologue permet de déceler la maladie à son début. On sait que l'herpès génital est une maladie susceptible de récidiver et toujours contagieuse. Quant à l'hépatite B, elle peut à long terme évoluer en cirrhose ou même en cancer du foie.
En provoquant l'irritation des muqueuses génitales, ces maladies augmentent le risque d'être infecté par le VIH, car elles facilitent sa pénétration dans l'organisme.

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