Les infections sexuellement transmissibles

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Les infections sexuellement transmissibles

On les avait crues disparues : les infections sexuellement transmissibles réapparaissent à la faveur des nouveaux comportements amoureux.

Connues depuis l'Antiquité, longtemps désignées par le terme de "maladies vénériennes", les maladies sexuellement transmissibles se transmettent au cours des rapports sexuels. Avec l'apparition du sida et la mise en place de nouveaux comportements sexuels pendant les années quatre-vingt, certaines d'entre elles, comme la syphilis et la blennorragie, avaient considérablement régressé, voire disparu de nos régions. En revanche, les effets de la prévention ont été moins nets sur d'autres affections comme l'herpès, les condylomes ou les chlamydioses, "maladies endémiques" qui sont demeurées fréquentes.

Une recrudescence des IST

Depuis la fin des années quatre-vingt-dix, avec le retour de pratiques sexuelles à risque, négligeant l'utilisation du préservatif, les maladies sexuellement transmissibles sont en recrudescence, partout en Europe. Tout récemment la lymphogranulomatose vénérienne (LGV), connue sous le nom de maladie de Nicolas et Favre, disparue depuis une trentaine d'années, a fait une brusque réapparition en France. Ces MST ont été rebaptisées par les autorités sanitaires IST, "infections sexuellement transmissibles". Une manière de souligner leur danger.

Quels sont les responsables de la transmission ?

Les maladies sexuellement transmissibles sont à 95 % des maladies infectieuses. Les responsables sont parfois des bactéries, comme Chlamydia trachomatis, à l'origine, entre autres, de diverses infections urogénitales (chlamidiose). La célèbre syphilis, autrefois nommée "grande vérole", se transmet par une autre bactérie : le tréponème pâle. Quant au gonocoque, il est à l'origine de la blennorragie gonococcique, que l'on rencontre parfois sous le nom de "chaude-pisse". Mais d'autres agents infectieux, comme les virus, interviennent dans la transmission de ces maladies. L'herpès, l'hépatite B et les condylomes sont à classer dans cette catégorie. Les trichomonas et autres fameux morpions sont, eux, des parasites. Face à cette multiplicité de germes qui font un retour alarmant, la seule arme véritablement efficace reste le préservatif pour tous ceux qui n'ont pas fait le choix de la constance dans leurs relations sexuelles.

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