Santé/PsychoSexualité

 Contraception : les nouvelles pilules

Contraception : les nouvelles pilules


  • Publié le lundi 5 janvier 2009

Les nouvelles pilules ne se contentent plus d’offrir une contraception efficace. Elles ont moins d’effets secondaires et apportent d’autres bénéfices, comme la réduction de l’acné.

Sommaire de l'article : page 1 / 7

Les femmes finissent souvent par se lasser de la pilule parce que c’est contraignant, "pas naturel", ou qu’elles ne la supportent pas bien. Elles demandent alors à leur médecin "la plus légère", celle qui ne provoque pas de prise de poids, de céphalées, de nausées ou de petits saignements entre les règles ("spottings").

Des pilules de moins en moins dosées

Les fabricants ont donc réduit de plus en plus le dosage d’œstrogènes (éthinyl-estradiol), ce qui diminue ces désagréments et les risques cardio-vasculaires et métaboliques (niveau élevé de cholestérol et de triglycérides). "En quarante ans, on est passé de 50 microgrammes d’éthinyl-estradiol à 15 microgrammes pour les pilules les moins dosées, comme Melodia ®. Si l’on diminuait encore le taux d’œstrogènes, l’efficacité contraceptive baisserait et les 'spottings' pourraient devenir vraiment gênants", explique le Dr Juliane Berdah, gynécologue à Paris.

Les femmes finissent souvent par se lasser de la pilule parce que c’est contraignant, "pas naturel", ou qu’elles ne la supportent pas bien. Elles demandent alors à leur médecin "la plus légère", celle qui ne provoque pas de prise de poids, de céphalées, de nausées ou de petits saignements entre les règles ("spottings").

Des pilules de moins en moins dosées

Les fabricants ont donc réduit de plus en plus le dosage d’œstrogènes (éthinyl-estradiol), ce qui diminue ces désagréments et les risques cardio-vasculaires et métaboliques (niveau élevé de cholestérol et de triglycérides). "En quarante ans, on est passé de 50 microgrammes d’éthinyl-estradiol à 15 microgrammes pour les pilules les moins dosées, comme Melodia ®. Si l’on diminuait encore le taux d’œstrogènes, l’efficacité contraceptive baisserait et les 'spottings' pourraient devenir vraiment gênants", explique le Dr Juliane Berdah, gynécologue à Paris.

Gare aux oublis !

La prise journalière demande une discipline sans faille. "La marge de sécurité de la plupart des pilules étant de douze heures, je conseille à mes patientes de la prendre le matin plutôt que le soir et d’avoir une plaquette de rechange dans leur sac, en cas d’oubli", recommande le Dr Isabelle Aubin, médecin généraliste à Soisy-sous-Montmorency (Val-d’Oise).

Pour prévenir les oublis dus aux périodes d’interruption, certaines pilules de troisième génération imposent une prise quotidienne durant tout le mois. Jasminelle Continu ® est ainsi conditionnée en plaquettes de vingt et un comprimés actifs et sept comprimés inactifs (placebo). La toute nouvelle Yaz ® répond également à ce souci et offre d’autres avantages.

Un confort apprécié

Les bénéfices secondaires de la prise de la pilule ne sont plus à démontrer. Elle permet d’avoir des cycles réguliers, de réduire le volume des règles mais aussi les dysménorrhées (règles douloureuses).

Elle améliorerait aussi la sexualité : dans une étude européenne menée, en 2006, sur 11 490 femmes, 79 % d’entre elles notaient un changement positif dans leur vie sexuelle depuis qu’elles prenaient la pilule. Pour savoir si une pilule convient, il faut attendre environ trois mois pour que l’organisme s’y habitue. Ce n’est qu’au-delà qu’il peut éventuellement être envisagé d’en changer.

Des bénéfices "santé" supplémentaires

Les pilules les plus récentes présentent aussi d’autres avantages. Disponible aux États-Unis depuis deux ans et demi, Yaz ® - qui arrive en France en janvier 2009 - n’est pas seulement une pilule contraceptive. Elle a obtenu une indication dans l’acné modérée, et c’est la première pilule qui a un effet positif dans le syndrome prémenstruel (SPM), la baisse de forme qui touche de nombreuses femmes à l’approche des règles et qui se traduit par des tensions mammaires, un gonflement de l’abdomen, des céphalées, dépression, colère, anxiété et irritabilité.

25 à 40 % des femmes souffrent d’au moins un de ces symptômes qui apparaissent cinq jours avant les règles et persistent jusqu’à quatre jours après, se répétant sur plusieurs cycles.

"Avec les pilules 'classiques' contenant vingt et un comprimés actifs, ces désagréments sont plus fréquents pendant la période de sept jours sans hormones artificielles, car les ovaires reprennent en partie leur activité. D’où l’intérêt de Yaz ®, qui, grâce à un schéma de vingt-quatre comprimés actifs et quatre inactifs, réduit les fluctuations hormonales et supprime les symptômes désagréables", souligne le Dr Berdah.

Cette pilule contient un progestatif de troisième génération, la drospirénone, proche de la progestérone naturelle, qui permet aussi de réduire les lésions d’acné et la rétention d’eau, responsable de la prise de poids. C’est le cas aussi de Jasmine ® et Jasminelle ®, qui contiennent le même progestatif, et de Bellara ®, qui revendique les mêmes effets grâce à un autre progestatif, la chlormadinone.

Pas de remboursement

Contrairement aux pilules de deuxième génération (Adepal ®, Ludeal Gé, Minidril ®…), aucune de ces pilules de troisième génération contenant des progestatifs "modernes" n’est remboursée, ce qui représente un coût d’environ 10 € par mois.

"Je les prescris aux femmes qui ne supportent pas les progestatifs de deuxième génération et à celles qui recherchent des bénéfices particuliers, explique le Dr Aubin. Pour toutes les autres, une pilule minidosée de deuxième génération convient très bien. Il ne faut pas sous-estimer l’impact de son coût, surtout chez les jeunes."

Les atouts des autres méthodes contraceptives

  • Le patch œstroprogestatif. Il permet surtout de limiter les oublis. Le changer toutes les semaines (trois semaines avec, puis une semaine sans). Evra ®, 15 € les trois patchs, non remboursé.
  • L’anneau vaginal œstroprogestatif. Il délivre une dose d’hormones plus faible que la pilule et diminue donc les effets secondaires. Il améliorerait aussi la lubrification vaginale. Le garder trois semaines, puis s’en passer une semaine. NuvaRing ®, 15 €, non remboursé.
  • L’implant progestatif Implanon ®. Efficace pendant trois ans, il peut provoquer des "spottings" (petits saignements entre les règles) ou supprimer les règles, selon les femmes. 140 €, remboursé à 65 %.
  • Le Mirena ®. Il est utile chez les femmes qui ont des saignements très abondants. Ce système hormonal intra-utérin diffuse un progestatif pendant cinq ans : 125,45 €, remboursé à 65 %.

En savoir plus

Association française pour la contraception : www.contraceptions.org

Mouvement français pour le planning familial : 01 48 07 29 10 et www.planning-familial.org

Votre forum


  • dimanche 31 janvier 2010 / stephaniee1

    bonsoir,marion effectivement la pilule peu donner des sécheresse vaginale il est préférable de la changer et d'appliquer une crème prescrit par ton gynéco quand tu as des douleurs ou avant les rapports elle te soulagera.
  • mercredi 6 janvier 2010 / Marion

    bonjour !
    Je prend depuis maintenat un an une de ces pilules (Belara) et je voudrai savoir si les sécheresses vaginales pouvaient venir de la prise de cette pilule .. ?
    Merci d'avance
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