Andropause : le traitement qui diminue les symptômes

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Andropause : le traitement qui diminue les symptômes

Un quart des hommes connaissent un déficit d’hormone sexuelle après 50 ans. Un traitement substitutif peut en effacer les troubles physiques et psychologiques.

Les hommes n’échappent pas à une diminution de la production de testostérone avec l’âge. Certains facteurs favorisent la diminution de la testostérone : le surpoids, le manque d’activité physique, l’abus d’alcool et de tabac, mais aussi certaines maladies chroniques comme

le diabète.

Bouffées de chaleur, sommeil de mauvaise qualité…

Les effets de l’andropause altèrent grandement la qualité de vie. C’est tout d’abord la sexualité qui décline. Les hommes ressentent une baisse de désir et la qualité de leur érection est moins bonne. C’est d’ailleurs le premier motif de consultation.

Dans le même temps, le patient connaît des bouffées de chaleur, il a une transpiration épisodique, un sommeil de mauvaise qualité et des troubles de la mémoire. Il devient irritable et de plus en plus fatigué, avec la sensation d’être "vidé" dès le matin. Ces symptômes peuvent s’accompagner de douleurs musculaires, de courbatures, parfois même de tendinites.

Des signes similaires à ceux de la dépression

Tous ces symptômes peuvent faire penser à une dépression, mais d’autres signes doivent alerter le patient : l’andropause entraîne de l’embonpoint, la pilosité pubienne diminue et les glandes mammaires se développent. Plus silencieusement, elle peut, quelques années plus tard, fragiliser les os comme chez les femmes (ostéoporose) et majorer les risques de maladies cardio-vasculaires.

Pour confirmer ces soupçons, il est recommandé d’effectuer la mesure du taux de testostérone grâce à une prise de sang. Si le taux de testostérone biodisponible est inférieur à 2 ng/ml de sang, c’est qu’il existe un déficit androgénique. "Le diagnostic définitif ne pourra être posé qu’en présence de symptômes évocateurs, et après un deuxième dosage sanguin de contrôle", explique le Dr Chaby, andrologue à Paris.

Un traitement d’androgénothérapie substitutive est prescrit dès que le déficit en testostérone est prouvé et que le praticien a vérifié que l’intéressé ne présente aucun signe de cancer débutant. Le patient doit se soumettre à une prise de sang afin de contrôler son dosage du PSA (antigène spécifique de la prostate, indicateur d’un éventuel cancer), un toucher rectal et, au besoin, une échographie. Le dosage du PSA est renouvelé tous les six mois.

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