Pour aller plus loin
Dépister la maladie d'Alzheimer au plus tôt
- Publié le vendredi 8 février 2008
On n’est pas "Alzheimer" à la moindre perte de mémoire ! Savoir repérer les symptômes permet un dépistage et une prise en charge plus précoces.
"Cette maladie ne se résume pas à des pertes de mémoire, explique le Dr Sarazin, neurologue à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à Paris. Il est important de différencier ce qui est normal et ce qui ne l’est pas dans le comportement de la personne âgée."
Quel diagnostic ?
Plusieurs examens sont nécessaires pour poser le diagnostic, certains servent à écarter une autre pathologie qui serait à l’origine de ces symptômes.
Les généralistes qui ont une clientèle âgée ou une compétence en gériatrie pourront lancer la première batterie d’examens. Ils dirigeront rapidement les personnes âgées vers une équipe pluridisciplinaire et spécialisée : centre mémoire, service de neurologie, de gériatrie, ou certains services de psychiatrie.
Des examens nécessaires
Les examens qui seront alors pratiqués sont les suivants.
• L’imagerie médicale (scanner ou IRM). Pour distinguer les zones atrophiées du cerveau et vérifier qu’il n’y a pas de tumeur.
• Le bilan biologique. Certains troubles mentaux peuvent avoir une cause métabolique et sont alors réversibles après correction. On cherchera des carences vitaminiques, hormonales, une déshydratation, une infection, une intoxication…
• Le bilan neuropsychologique. Il s’agit de faire passer une série de tests sous forme de questions ou de tâches simples à réaliser, pour évaluer les capacités disponibles du patient. Nombreux et variés, les tests s’affinent et deviennent de plus en plus pertinents ; ils participent au diagnostic précoce, permettent d’orienter vers un type de maladie, d’en estimer la sévérité…
Une prise en charge rapide
L’intérêt d’un diagnostic plus précoce (il est actuellement fait après deux ans et demi à trois ans d’évolution) est la mise en place d’une prise en charge rapide de la personne et de son entourage.
Outre la prescription de médicaments qui vont freiner l’évolution des troubles du comportement, atténuer l’état dépressif, il faut penser à une prise en charge psychologique, sociale, pratique, afin de préserver l’autonomie de la personne le plus longtemps possible.
Vos réactions (2)
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mardi 17 juin 2008 / Yvette
Bonjour,
Très bien cet article mais quand on va voir un docteur c'est rare qu'il accepte de faire faire tous les examens dont v ous parlez . N'y a -t-il pas la possibilité de demander à la sécurité social de faire faire un bilan "complet" auant pour Alzheimer que pour tout le reste ?
Merci pour votre réponse . -
mardi 17 juin 2008 / 17dad
La sécurité sociale rembourse à titre curatif, pas à titre préventif
