Vivre avec un hyperactif

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Vivre avec un hyperactif

Certains individus ont besoin d'être toujours en mouvement, au risque de lasser leurs proches. Face à cette "hyperactivité", sachez préserver notre propre rythme et faire valoir votre droit à la détente.

Le dynamisme, la résistance physique sont des qualités précieuses qui permettent d'accumuler les expériences et de faire avancer les choses. Mais ce besoin de multiplier les activités peut s'avérer étouffant et culpabilisant pour les proches qui ne peuvent et/ou ne veulent pas suivre.

"Le besoin permanent de faire des choses s'apparente souvent au désir de tout contrôler. Ce qui réduit d'autant l'espace de liberté du partenaire", confirme Marie Haddou, psychologue et auteur de "Halte au surmenage" aux éditions Flammarion.

Faire respecter son rythme

Ce qui est supportable l'espace de quelques semaines l'est beaucoup moins à longueur d'année. "Le conjoint d'un hyperactif doit préserver son rythme sans se laisser entraîner dans le tourbillon de l'autre, souligne Marie Haddou. L'hyperactif est souvent moteur, mais l'autre doit aussi faire valoir ses projets et ses aspirations pour réguler la vie commune." Ainsi, Louise, 60 ans, a décidé un jour de limiter le nombre des "dîners en ville" imposés par son mari.

Préserver son rythme, c'est aussi trouver une alternative au modèle du couple fusionnel. "Être un couple ne veut pas nécessairement dire tout faire ensemble et en même temps, précise Christine Brunet, psychologue. On peut se retrouver sur des projets ou des valeurs tout en conservant une liberté d'action."

Aider l'autre à se détendre

Parfois, l'hyperoccupation traduit une culpabilité inconsciente (peur de mal faire, de ne pas faire ce qu'on aurait dû faire), génératrice de stress et d'insatisfaction. Or ce stress est contagieux. Pour conserver sa sérénité, le conjoint de l'hyperoccupé doit être capable de prendre conscience du stress généré par l'autre et de le tenir à distance.

On peut aussi aider l'hyperactif à relativiser et lui apprendre à se détendre en instaurant des moments d'échange, en organisant des week-ends à la campagne…

Enfin, les hyperactifs au travail sont dans une logique perfectionniste qui trouble parfois leur perception des enjeux réels. L'autre peut les aider en mettant du rationnel dans l'émotionnel, et en dédramatisant la situation, par le biais de l'humour, par exemple. On ne peut pas changer l'autre. Mais on peut l'aider à devenir son meilleur ami !

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