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Prévenir le suicide
- Actualisé le mercredi 17 janvier 2007
Si vous repérez le mal-être d'un de vos proches, ne le laissez pas s'enfermer dans son désespoir. Demandez de l'aide auprès de votre généraliste et d'associations d'écoute.
Sommaire de l'article : page 1 / 8
"Arrêter de souffrir"
"Le suicide n'est pas un choix, on y est conduit quand la douleur dépasse les ressources qui permettent d'y faire face, dit David, 35 ans, qui avait un jour voulu se tuer. Ce qui est supportable pour l'un peut ne pas l'être pour l'autre. La limite dépend du genre de ressources dont on dispose, c'est pourquoi les individus sont très différents dans leur capacité à surmonter la douleur. Mais bien souvent on ne veut pas mourir, on veut juste arrêter de souffrir, trouver un soulagement."
"Arrêter de souffrir"
"Le suicide n'est pas un choix, on y est conduit quand la douleur dépasse les ressources qui permettent d'y faire face, dit David, 35 ans, qui avait un jour voulu se tuer. Ce qui est supportable pour l'un peut ne pas l'être pour l'autre. La limite dépend du genre de ressources dont on dispose, c'est pourquoi les individus sont très différents dans leur capacité à surmonter la douleur. Mais bien souvent on ne veut pas mourir, on veut juste arrêter de souffrir, trouver un soulagement."
Comprendre la douleur
Cette douleur n'est pas toujours mesurable par les proches, surtout quand ceux qui ont ces idées noires mettent un grand soin à les leur cacher. "Je ne m'y attendais pas du tout" est une phrase que l'on entend souvent après un suicide. Pourtant les proches peuvent deviner le risque de suicide, notamment chez l'adolescent. "Des signes m'avaient avertie, dit Martine, dont la fille de 17 ans a fait une tentative, mais je ne savais plus comment faire pour l'aider."
Le rôle clé du généraliste
Si vous repérez le mal-être d'un de vos proches, ne le laissez pas silencieux dans son désespoir, ne restez pas seul avec lui, allez chercher de l'aide auprès de votre médecin mais aussi d'associations d'écoute et d'accompagnement. "C'est notre généraliste, à qui je confiais mon inquiétude devant la dépression de mon fils Thomas, dit Laurence, qui m'a fait comprendre qu'il y avait réellement un risque, vu son caractère impulsif. Il m'a d'abord expliqué ce qu'il ne fallait pas faire. Il nous a conseillé de ne pas laisser de produits toxiques, d'armes à feu, de munitions à sa portée."
Trouver un interlocuteur
Le Dr Éric Bonne, médecin généraliste et médecin légiste à Saint-Étienne, confirme : "C'est au médecin généraliste ou au psychiatre de mesurer le risque, de prévenir la famille et d'organiser un meilleur suivi familial."
"La personne qui pense à sa mort prochaine a besoin de trouver quelqu'un à qui parler, quelqu'un qui ne la jugera pas, dit David. Elle a besoin de savoir que l'on s'en sort, que des personnes qui souffraient autant s'en sont sorties."Parler avec calme du suicide sans avoir peur d'aborder le sujet n'est peut-être pas du ressort d'un parent. Un ami, un voisin peuvent jouer ce rôle. "Dans ce dialogue, conseille-t-on à Suicide écoute, il faut essayer de comprendre ce que la personne vit et chercher avec elle des solutions qui pourraient l'aider à surmonter la crise."
Repérer les signes avant-coureurs
C'est l'addition de plusieurs signes qui doit alerter : des évocations plus ou moins directes ("Je vais me foutre en l'air, vous allez avoir la paix"…), des propos dévalorisants ("Je suis un raté, j'échoue partout"…), des problèmes psychologiques (tristesse, mélancolie, fatigue inhabituelle, incapacité à faire des projets…), des changements de comportement (absentéisme, fugue, consommation excessive d'alcool, de tabac, de drogues, de médicaments, don d'objets de valeur, agressivité…).
Ce qu'il ne faut pas faire
Dire de ne plus penser à la mort.
Donner des recettes de bonheur : chacun a sa manière d'être heureux.
Tout faire à sa place : la personne penserait être devenue inutile.
Avoir réponse à tout.
Les contacts
UNPS (Union nationale pour la prévention du suicide),
4-6 place de Valois, 75001 Paris. Tél. : 01 40 20 43 04.www.infosuicide.org
Pour contacter les associations qui en dépendent et découvrir les manifestations.
Association Phare enfants-parents,
5 rue Guillaumot 75012 ParisTél. : 01 42 66 55 55
N° azur : 0810 810 987 ouvert du lundi au vendredi de 9h à 18h. Des écoutants formés répondent aux appels de jeunes et parents.
www.phare.org
Engagée dans la prévention du suicide des jeunes en s'adressant aux parents.
Ce qu'on peut faire
Parler avec calme du suicide sans avoir peur d'aborder le sujet.
Essayer de comprendre ce que vit la personne, les problèmes qui motivent son envie de mourir.
Lui montrer que l'on tient à elle.
Essayer de trouver ce qui pourrait la rendre heureuse.
Chercher avec elle des solutions qui pourraient l'aider à surmonter la crise, la raccrocher aux activités qu'elle aimait.
L'encourager à rencontrer des gens, à son rythme, dans la mesure de ses capacités.
Lui assurer qu'elle n'a pas besoin de se suicider pour s'assurer de notre compréhension.
Conseils de Suicide écoute.
Tél. : 01 45 39 40 40.