Mon ado n'est plus un enfant !
Mon ado n'est plus un enfant !
On a du mal à voir ses enfants grandir. Surtout aujourd’hui, alors que l’entrée dans l’adolescence commence de plus en plus tôt. Il faut alors laisser l'enfant s'autonomiser tout en continuant à poser des limites.
Envie d’autonomie dès la préadolescence
Beaucoup d'enfants ruent dans les brancards avant d’être pubères. "Brian veut bien faire ses devoirs, mais au moment où il l’a décidé. Même chose pour prendre sa douche et pour aller au lit", témoigne Nathalie, effarée par la transformation de son fils.
"Jusqu’à 9 ou 10 ans, l’autorité fonctionne à peu près bien. Ensuite, ils apparaissent comme des personnes à part entière et ça se complique, commente Michel Fize, sociologue. Les parents voudraient garder un petit. Ils vivent mal les manifestations d’autonomie." Pas facile, en effet, de ne plus être regardé avec admiration, de peiner à se faire obéir, de se sentir vieux d’un seul coup.
Trouver la bonne distance
Il s’agit d’accepter de faire évoluer la relation afin de trouver la bonne distance avec son enfant qui grandit : "Être parent d’un enfant et être parent d’un ado, ce n’est pas le même 'métier'", explique-t-il. La peur qu’il nous échappe conduit souvent à maintenir coûte que coûte son autorité. "Tous les jours, c’est la guerre pour le faire plier, je ne peux tout même pas le laisser faire tout ce qu’il veut ! " confirme Nathalie. "Les adolescents veulent bien obéir, à condition de comprendre le bien-fondé de ce qu’on leur demande, nuance Michel Fize. Il faut les persuader, c’est le fondement du dialogue."
Pour éviter le blocage, on a intérêt à les traiter davantage en "grands"qu’en petits enfants, même s’ils n’ont pas encore acquis le raisonnement d’une grande personne. Ils aspirent à ce qu’on leur parle sans détour et à ce qu’on leur énonce clairement des valeurs. "La justice, la solidarité, le respect des autres, ça les convainc. Quand ces normes sont ancrées, on peut leur lâcher la bride, leur faire confiance et leur confier des responsabilités", conclut Michel Fize.Page suivante : Arrêtez de vous inquiéter pour moi !
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