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Les missions locales à l'écoute des jeunes
- Actualisé le mercredi 24 octobre 2007
Décrocher un emploi peut demander du temps. Les missions locales aident les jeunes âgés de 16 à 25 ans à réaliser leurs projets professionnels.
Une mission de service public
Réparties sur toute la France, ces 515 associations, missions locales ou PAIO (permanences d'accueil, d'information et d'orientation, qui sont progressivement transformées en missions locales), remplissent une mission de service public et sont présidées par un élu local.
Ce réseau a été créé en 1981 afin de constituer un guichet unique pour l'insertion sociale et professionnelle des jeunes. Pour connaître l'adresse de l'antenne la plus proche de votre domicile, vous pouvez consulter le site Internet : www.cnml.gouv.fr.
Destinées aux jeunes peu qualifiés
Plus d'un million de jeunes sont reçus chaque année par les missions locales ou les PAIO et leurs antennes locales. Ces structures reçoivent exclusivement des jeunes de 16 ans à moins de 26 ans, majoritairement peu qualifiés (niveau V de formation, c'est-à-dire BEP ou CAP), qui sont sortis du système scolaire sans qualification ou qui rencontrent des difficultés d'insertion sociale.
"Nous accueillons chaque jeune. Nous l'épaulons jusqu'à ce qu'il devienne autonome afin qu'il trouve sa place dans la société en tant que citoyen adulte et responsable", déclare Sylvie Weill, directrice de la mission locale de Saint-Quentin-en-Yvelines.
Un accompagnement personnalisé
Cet accompagnement personnalisé, assuré par un conseiller en insertion sociale et professionnelle, permet d'examiner les besoins du jeune, de définir avec lui les étapes de son parcours d'insertion et de son orientation professionnelle. Mais les premiers entretiens servent surtout à évaluer sa situation.
"Une approche globale est fondamentale", estime Sylvie Weill. Si on résout le problème d'accès à l'emploi sans traiter les difficultés que les jeunes rencontrent dans leur vie quotidienne, par exemple en matière de santé, de relations familiales ou de logement, ils peuvent très vite se retrouver en situation d'échec.
"Nous avons déjà constaté que des jeunes quittaient un poste en entreprise simplement parce qu'ils n'osaient pas dire qu'ils n'avaient pas les moyens de se payer la tenue vestimentaire exigée", explique Sylvie Weill.
Un suivi sanitaire et psychologique
Ces entretiens réguliers débouchent, si nécessaire, sur une prise en charge de soins (dentaires, par exemple), ou sur un suivi psychologique, car certains jeunes vivent des situations affectives ou relationnelles conflictuelles.
Ces démarches demeurent indispensables pour que le jeune puisse, une fois embauché, garder cet emploi. "Ce travail de maturation est long. Nous les suivons parfois plusieurs années", ajoute Sylvie Weill.
En partenariat avec les structures locales
L'activité des missions locales fonctionne grâce à un large partenariat, notamment avec les travailleurs sociaux, les agences locales de l'ANPE, les organismes de formation, les chambres de commerce et d'industrie, les chambres de métiers et les entreprises. Les conseillers doivent donc disposer d'une bonne connaissance du marché local de l'emploi.
Afin d'assurer leur mission de service public, ces structures reçoivent des subventions des communes et communautés d'agglomération, de la région et de l'État. Ce financement leur permet notamment de proposer aux jeunes des stages de formation et des aides financières ponctuelles, en cas de besoin.
"Aujourd'hui, les contrats aidés, comme les contrats 'emploi solidarité' ou 'emplois jeunes', font cruellement défaut, regrette Sylvie Weill. Ils représentaient un tremplin avant de décrocher un emploi plus durable."
