Les défis des nouveaux beaux-parents
Les défis des nouveaux beaux-parents
Une leçon de vie
"Les mères obtenant souvent le droit de garde, on a beaucoup parlé de la souffrance des pères séparés de leurs enfants et de la souffrance des enfants séparés de leur papa, mais on s’est peu intéressé à celle des beaux-parents réduits au rôle de plante verte", remarque Catherine Audibert.
Elle conseille aux parents biologiques de ne pas se sentir menacés. Les enfants ne comparent pas, ils ne sont pas dans la confusion. S’ils éprouvent de l’affection pour leur beau-père ou belle-mère, ils doivent pouvoir l’exprimer sans avoir le sentiment de trahir leur parent naturel."On n’est pas forcé d’aimer les enfants de l’autre, ils ont des valeurs et des comportements différents. La proximité est moins grande qu’avec ses enfants, mais il est nécessaire d’être fair-play", ajoute Michel Moral. Tout n’est pas rose dans les familles recomposées, mais dans les familles traditionnelles non plus. Il serait pourtant absurde de noircir le tableau. "On est obligé de s’ouvrir aux autres, de revoir ses exigences à la baisse et de faire preuve de tolérance. Ça n’est pas facile, mais c’est enrichissant", conclut Pascale.
Un nouveau statut juridique ?
L’avis d’Irène Théry, sociologue :
"Les familles recomposées sont tellement diverses qu’il est impossible de rassembler tous les beaux-parents sous un même statut. Tout le monde s’accorde pourtant à dire qu’il faudrait ouvrir des possibilités juridiques pour résoudre les questions de vie quotidienne et ouvrir des droits de succession. Des milliers de beaux-parents exercent, de fait mais pas de droit, des responsabilités parentales et cela pose parfois problème avec l’école ou la médecine.
Une légalisation du partage de l’autorité parentale, avec l’accord des parents biologiques, pourrait être envisagée. Certains beaux-parents, très attachés à leurs beaux-enfants, souhaitent leur léguer leurs biens. Or, ce lien n’étant pas reconnu, rien n’est prévu pour faciliter cette transmission. Le chef de l’État a chargé Xavier Bertrand de s’occuper du statut du beau-parent dans une famille recomposée."
Autre article : Parents : quelles obligations envers les enfants ?
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Je comprends ce que vous resssentée..nous ne sommes que des pièces rapporté, juste le droit de faire tout ce que peut apporter une mère sans ètre plus importante que ça.. Mais au bout de 12 ans de vie conssacrée ça fou les boules ! Je vous souhaite beaucoup de bonheur avec votre conjoint et vos propre enfants.
J'ai divorcé il y a 30 ans lorsque mon fils ainé avait 5 ans et ma fille 2 ans. Je me suis remariée rapidement et mon mari (donc beau-père) a élevé ces enfants comme le sien que nous avons eu ensemble sans aucune différence. Mon ex-mari venait voir ses enfants une à deux fois l'an durant une à deux journées seulement. Jamais de vacances chez lui. Jamais d'aide morale ou financière. Donc, pour nous tout se passait bien et nous pensions que nous n'aurions pas de problème puisque les enfants nous étaient très attachés.
Mais lorsque mon fils aîné s'est marié tout a commencé. Ma belle-fille a tout fait pour faire comprendre à mon fils que sa vrai famille était mon ex-belle-famille et qu'il fallait resserrer les liens, rattraper le retard. Depuis, mon fils s'est complètement détourné de nous ainsi que de toute ma famille. Aujourd'hui ne compte plus que mon ex-belle-famille qui n'ont jamais rien fait pour les enfants.
J'en suis à me demander si finalement les enfants de parents divorcés ne sont pas tout simplement ingrats. Tantôt lorsqu'ils ont besoin de vous c'est vous qu'ils aiment et lorsqu'ils ont obtenu ce qu'ils désirent, ils se tournent vers l'autre parent pour faire la même chose.
Alors aujourd'hui, je considère comme nous avons tout simplement été une famille d'accueil et rien de plus. Mon mari et moi sommes très attristés par cette situation !
Une maman qui ne comprend plus rien.....
Maman de 2 enfants (5 et 6 ans), j'ai choisi d'épouser un papa de 4 enfants (11, 13, 18 et 20 ans) il y a 12 ans. Il avait la garde de ses enfants et moi des miens. La cohabitation s'est fait sans trop de problèmes. J'ai assumé toutes les joies, les peines, maladies, conseil de classe, réunions diverses pour tous nos enfants. La maman des enfants de mon époux a choisi volontairement de s'en éloigner pendant plusieurs années. Elle les recevait occasionnellement, ne les prenait jamais en vacances et nous les envoyons à nos frais en colonie ou chez les grands parents maternels pendant son temps de garde... Malgré tout cela, les enfants ont grandi et se sont retournés vers leur mère qu'ils affectionnent particulièrement et ne veulent reconnaître qu'elle a failli dans leur éducation. Ils sont reconnaissants pour tout ce que j'ai pu leur apporter, sont satisfaits de l'éducation reçue et de leur cursus scolaire mais ils n'attacheront pas une importance quelconque à ma personne. Je ne suis qu'une belle-mère. Pourtant, je les ai assumé complètement et certains pendant plus de 10 ans au quotidien. Quelle leçon pouvons nous tirer de cela ?