Les défis des nouveaux beaux-parents
Les défis des nouveaux beaux-parents
Devenir la belle-mère ou le beau-père des enfants de son conjoint, c’est s’élancer dans l’inconnu par amour. Dans ce cas, mieux vaut prévoir une botte secrète : la tolérance.
"Généralement, le beau-parent n’a pas de rôle parental. Si les beaux-enfants sont très jeunes, ils attendent de l’affection. Les autres n’attendent rien. L’exercice d’une autorité peut créer des conflits avec le parent naturel, mais il n’y a pas de généralités", commente Michel Moral, psychologue clinicien. L’absence de rôle préétabli exige que chacun se débrouille pour trouver sa place.
Des heurts inéluctables
Les tensions, conflits autour des enfants ou entre les enfants de chaque conjoint sont inévitables. Pascale, sa fille et son fils ont emménagé chez Alain, lui-même père de deux enfants. "Comme elle arrivait dans une maison qui n’était pas la sienne, ma fille a demandé une clé pour fermer la porte de sa chambre. Alain a refusé, il n’a pas compris l’importance de sa demande, elle voulait marquer son territoire", raconte Pascale.
Il leur a fallu deux ans environ pour trouver un équilibre et cela n’a pas été sans douleurs. Aujourd’hui, chacun gère ses enfants. Il arrive à Pascale de se mêler un peu de l’éducation des enfants d’Alain, sur l’attitude à table par exemple. Il arrive aussi qu’Alain intervienne quand Pascale est en difficulté avec sa fille adolescente, mais l’autorité est détenue, sauf exception, par le parent biologique.
Sur le banc de touche
Rompre le lien conjugal tout en sauvegardant le couple parental dont les enfants ont besoin relève de la gageure et relègue souvent le beau-parent sur le banc de touche. Il peut y demeurer tant que le parent légitime ne parvient pas à accorder pleinement sa place au nouveau venu, ce qui ne facilite pas le lien avec les beaux-enfants. Les mères, en particulier, ont tendance à freiner le processus.
"Une mère n’est pas préparée à accepter que son enfant ait une belle-mère, la difficulté est d’autant plus importante que l’enfant est petit car la relation est encore très physique, cela demande un gros travail", explique Catherine Audibert, psychologue et psychanalyste.Bien qu’elle soit de nouveau en couple, l’ex d’Alain ne veut pas admettre l’existence de Pascale. Elle raccroche si c’est celle-ci qui répond au téléphone. "Au départ, j’avais de bons rapports avec sa fille, mais, influencée par sa mère, Audrey a eu des paroles blessantes envers moi. Je me suis éloignée d’elle par crainte de ses coups de griffe", confie-t-elle, amère.
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Je comprends ce que vous resssentée..nous ne sommes que des pièces rapporté, juste le droit de faire tout ce que peut apporter une mère sans ètre plus importante que ça.. Mais au bout de 12 ans de vie conssacrée ça fou les boules ! Je vous souhaite beaucoup de bonheur avec votre conjoint et vos propre enfants.
J'ai divorcé il y a 30 ans lorsque mon fils ainé avait 5 ans et ma fille 2 ans. Je me suis remariée rapidement et mon mari (donc beau-père) a élevé ces enfants comme le sien que nous avons eu ensemble sans aucune différence. Mon ex-mari venait voir ses enfants une à deux fois l'an durant une à deux journées seulement. Jamais de vacances chez lui. Jamais d'aide morale ou financière. Donc, pour nous tout se passait bien et nous pensions que nous n'aurions pas de problème puisque les enfants nous étaient très attachés.
Mais lorsque mon fils aîné s'est marié tout a commencé. Ma belle-fille a tout fait pour faire comprendre à mon fils que sa vrai famille était mon ex-belle-famille et qu'il fallait resserrer les liens, rattraper le retard. Depuis, mon fils s'est complètement détourné de nous ainsi que de toute ma famille. Aujourd'hui ne compte plus que mon ex-belle-famille qui n'ont jamais rien fait pour les enfants.
J'en suis à me demander si finalement les enfants de parents divorcés ne sont pas tout simplement ingrats. Tantôt lorsqu'ils ont besoin de vous c'est vous qu'ils aiment et lorsqu'ils ont obtenu ce qu'ils désirent, ils se tournent vers l'autre parent pour faire la même chose.
Alors aujourd'hui, je considère comme nous avons tout simplement été une famille d'accueil et rien de plus. Mon mari et moi sommes très attristés par cette situation !
Une maman qui ne comprend plus rien.....
Maman de 2 enfants (5 et 6 ans), j'ai choisi d'épouser un papa de 4 enfants (11, 13, 18 et 20 ans) il y a 12 ans. Il avait la garde de ses enfants et moi des miens. La cohabitation s'est fait sans trop de problèmes. J'ai assumé toutes les joies, les peines, maladies, conseil de classe, réunions diverses pour tous nos enfants. La maman des enfants de mon époux a choisi volontairement de s'en éloigner pendant plusieurs années. Elle les recevait occasionnellement, ne les prenait jamais en vacances et nous les envoyons à nos frais en colonie ou chez les grands parents maternels pendant son temps de garde... Malgré tout cela, les enfants ont grandi et se sont retournés vers leur mère qu'ils affectionnent particulièrement et ne veulent reconnaître qu'elle a failli dans leur éducation. Ils sont reconnaissants pour tout ce que j'ai pu leur apporter, sont satisfaits de l'éducation reçue et de leur cursus scolaire mais ils n'attacheront pas une importance quelconque à ma personne. Je ne suis qu'une belle-mère. Pourtant, je les ai assumé complètement et certains pendant plus de 10 ans au quotidien. Quelle leçon pouvons nous tirer de cela ?