Le mariage me fait peur

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Une séparation définitive avec sa famille

Passer de Mademoiselle à Madame peut aussi être vécu comme une séparation définitive avec sa famille, une perte de son identité première.

Pour d’autres comme Gilles, le mariage signerait la fin de la lune de miel : "Je ne suis pas superstitieux, mais je me dis qu’on est très heureux comme ça et qu’en se mariant on risque de tout gâcher !"

"On a le temps, on verra bien…", répète inlassablement Mathieu lorsque Élodie lui parle mariage. "Je sais qu’après elle voudra un bébé. Je ne me sens pas prêt. Je l’aime, mais j’ai encore envie de profiter de la vie, sans contrainte ni engagement", admet ce jeune chimiste.

Le refus d’un engagement exclusif

Quel que soit l’argument avancé, la peur d’établir un lien fort est là, dans l’ombre. On reste dans l’idée que se marier, c’est s’engager à long terme, qu’en épousant l’autre on fait un choix quasi définitif d’engagement parental - on fera des enfants -, mais aussi sexuel, puisque l’on jure fidélité et donc exclusivité. Deux notions importantes qui ne figurent pas systématiquement dans les bases du concubinage, par exemple.

Certains mettent aussi en avant leur besoin vital de liberté : "Si on n’est pas mariés, je reste indépendante, libre, autonome, il ne me doit rien, je ne compte que sur moi", analyse Isabelle, comme si elle redoutait la soumission.

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