Le mariage me fait peur

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Le mariage me fait peur

Nombreux sont ceux ou celles qui souhaitent convoler devant monsieur le maire, sans réussir à convaincre leur partenaire. Le mariage continue de véhiculer bien des rêves et… des peurs.

À l’heure du concubinage et du Pacs (avec plus de 125 000 signatures en 2008, le nombre de Pacs a triplé en six ans), et alors qu’aujourd’hui la moitié des enfants (50,5 %) naissent hors mariage, on peut être surpris que s’unir officiellement demeure un enjeu d’importance.

"Envisager de se marier est toujours un bouleversement", confirme Alain Héril, psychothérapeute. On se pose des questions, on doute, c’est normal, on ne peut pas y échapper. D’ailleurs, sur l’échelle d’évaluation du stress de Holmes et Rahe, le mariage est en cinquième position, c’est dire !

Des peurs inconscientes

Si cela suscite tant de questions, c’est aussi la preuve que cet engagement a un sens et qu’il est pris au sérieux. Après tout, n’est-ce pas logique d’avoir peur alors qu’on s’apprête à prendre une décision "pour la vie" ?

Se mesurer au modèle parental

Certains vont rapidement surmonter cette appréhension. D’autres, en revanche, restent bloqués par la peur de s’engager, redoutent ses conséquences sur une relation jusqu’ici harmonieuse, craignent le divorce et ses complications.

"Refuser de se marier ne signifie pas qu’on n’aime pas l’autre, souligne d’emblée Alain Héril, mais cette perspective peut effrayer parce qu’elle nous renvoie à de nombreux schémas inconscients."

À commencer par le modèle parental. Difficile d’y échapper, qu’on ait peur de ne pas être aussi parfait que le couple formé par ses parents ou, à l’inverse, qu’on ne veuille pas "rejouer" la mésentente parentale.

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