Guérir la maniaco-dépression
- Actualisé le jeudi 9 novembre 2006
En France, on dénombre environ 600 000 patients maniaco-dépressifs. Une prise en charge plus précoce permettrait de mieux la soigner cette maladie.
l'humeur qui survient généralement entre 25 et 29 ans, à la suite d'un événement professionnel ou familial stressant.
Les épisodes dépressifs peuvent durer plusieurs mois (parfois plusieurs années), se traduire par une accablante tristesse, une baisse d'énergie, des troubles du sommeil, de l'appétit, de la mémoire et de la concentration.
Risque de suicide
"Surtout, le sujet se sent authentiquement incurable et ne parvient pas à envisager une amélioration de son état. Il perçoit son passé comme un échec, le présent lui est intolérable et l'avenir lui paraît tragique", indique le Dr Sami-Paul Tawil, auteur du livre "Le miroir de Janus" (éditions Robert Laffont, collection Réponses).
Pour ce psychiatre-psychothérapeute responsable depuis plus de vingt ans d'une unité d'hospitalisation à l'hôpital Saint-Antoine à Paris, c'est la voie ouverte au suicide, le danger majeur de la maladie maniaco-dépressive. Le risque est trente fois supérieur à celui de la population générale.Risque "euphorique"
Pendant la phase maniaque, le sujet se sent mieux et devient excessivement euphorique. Il ne dort plus et déborde d'initiatives. Plongé dans son univers optimiste, il sous-estime les difficultés de la réalité et surestime ses capacités, ce qui le conduit souvent à se mettre en danger (conduite à vitesse élevée, pratiques sexuelles à risque, dépenses financières inconsidérées…).
