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Guérir d'un toc, c'est possible

Guérir d'un toc, c'est possible


  • Actualisé le lundi 23 octobre 2006

Besoin incessant de se laver, de ranger, de vérifier si le gaz est bien fermé…
2 à 3 % de la population souffrirait d'un trouble obsessionnel-compulsif (Toc). Heureusement, on sait mieux soigner cette maladie.

Sommaire de l'article : page 1 / 4

"J'ai toujours été assez anxieuse. Enfant, je regardais sous le lit, le soir, pour m'assurer qu'il n'y avait personne. Cette angoisse latente s'est aggravée lorsque, adulte, je me suis retrouvée au chômage.
Déjà, j'avais tendance à vérifier le contenu de mon sac à main, à contrôler que j'avais bien fermé la porte à clé, etc. Une fois chez moi à tourner en rond, cela a viré à l'obsession de la saleté. Mais tout a vraiment explosé à la naissance de mon deuxième enfant, au point qu'il a fallu m'hospitaliser.

J'angoissais à l'idée de toucher quelque chose de sale, je ne pouvais même plus changer ma fille, je passais des heures à me laver les mains. Certains jours, l'idée de l'enfer qui m'attendait chez moi m'empêchait de rentrer… " Frédérique a 40 ans, et, durant dix ans, un Toc, trouble obsessionnel-compulsif, a gâché son existence.

Un million de malades en France

Peur de développer une maladie grave au contact de la saleté, de commettre une erreur qui entraîne des catastrophes, de faire du mal à quelqu'un par inadvertance ou de provoquer la mort d'un proche parce qu'on lui aura porté malheur ou qu'on aura cédé à une irrésistible pulsion de meurtre : ils sont un million en France à souffrir de cette maladie.

"J'ai toujours été assez anxieuse. Enfant, je regardais sous le lit, le soir, pour m'assurer qu'il n'y avait personne. Cette angoisse latente s'est aggravée lorsque, adulte, je me suis retrouvée au chômage.
Déjà, j'avais tendance à vérifier le contenu de mon sac à main, à contrôler que j'avais bien fermé la porte à clé, etc. Une fois chez moi à tourner en rond, cela a viré à l'obsession de la saleté. Mais tout a vraiment explosé à la naissance de mon deuxième enfant, au point qu'il a fallu m'hospitaliser.

J'angoissais à l'idée de toucher quelque chose de sale, je ne pouvais même plus changer ma fille, je passais des heures à me laver les mains. Certains jours, l'idée de l'enfer qui m'attendait chez moi m'empêchait de rentrer… " Frédérique a 40 ans, et, durant dix ans, un Toc, trouble obsessionnel-compulsif, a gâché son existence.

Un million de malades en France

Peur de développer une maladie grave au contact de la saleté, de commettre une erreur qui entraîne des catastrophes, de faire du mal à quelqu'un par inadvertance ou de provoquer la mort d'un proche parce qu'on lui aura porté malheur ou qu'on aura cédé à une irrésistible pulsion de meurtre : ils sont un million en France à souffrir de cette maladie.

Des signes qui alertent

Maladie du sujet jeune, le Toc se déclenche en moyenne à 12 ans, et le plus souvent avant 25 ans.

Parmi les signaux d'alarme, on trouve :
  • des stations prolongées au cabinet de toilette ou à la salle de bains ;
  • l'usage de trop fréquents pense-bêtes ;
  • une augmentation incompréhensible du volume de linge sale ;
  • des vérifications interminables (devoirs du soir, cartable…) ;
  • des collections inhabituelles ;
  • des façons de marcher particulières ;
  • la lenteur.

Toc : des gestes répétitifs qui génèrent l'angoisse

Le Toc associe le plus souvent une pensée persistante et récurrente, dont le contenu effraie et dégoûte, à des rituels qu'on ne peut s'empêcher d'accomplir pour neutraliser l'angoisse profonde née de la situation. Le soulagement n'est hélas que temporaire : l'obsession revient et le rituel doit à nouveau avoir lieu.

Certaines personnes peuvent ainsi se laver les mains jusqu'à cinquante fois par jour. D'autres vérifier cent fois que la porte est correctement fermée. De plus, toute distraction, toute "mauvaise pensée" au cours du rite oblige à le reprendre au début.

Le Toc fait ainsi perdre beaucoup de temps. "Au moins une heure par jour, explique le Dr Alain Sauteraud, psychiatre. Il fait également souffrir car tous les malades sont conscients du ridicule de la situation et du caractère excessif de leurs actes. D'ailleurs, un à deux tiers des sujets présentent un épisode dépressif majeur au cours de leur existence."

Plus la prise en charge est précoce, plus les chances de guérison d'un Toc sont grandes. C'est pourquoi l'entourage doit être attentif aux signaux d'alerte. Malheureusement, le malade effectue souvent ses rituels en cachette, car il en a honte.

Résultat : le diagnostic est souvent tardif.

Toc : des traitements qui ont fait leurs preuves

On ne connaît pas l'origine exacte du Toc, mais les scientifiques ont mis en évidence un dysfonctionnement de la sérotonine, un neuromédiateur qui facilite la transmission des informations entre neurones. Cependant, on sait aujourd'hui le soigner.

Le premier traitement consiste à suivre une thérapie (dite comportementale et cognitive). Il s'agit d'affronter progressivement et de façon répétée ses obsessions, tout en limitant le plus possible la fréquence des rituels.

Cette thérapie dure de six mois à un an, parfois plus. Lorsque les troubles sont de moyenne intensité, elle peut suffire. Mais dans les formes plus graves, un traitement médicamenteux y est d'office associé.

Il fait appel à des antidépresseurs agissant sur la sérotonine, afin de réduire l'angoisse et de traiter une éventuelle dépression.

Frédérique, par exemple, sait qu'elle est vouée à vie au Prozac. Mais avoir réussi à surmonter seule sa dernière crise lui a donné confiance en l'avenir. Avec raison, puisque la guérison totale intervient chez 20 % des sujets atteints et que les trois quarts, même s'ils restent fragiles, vont beaucoup mieux.

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  • mardi 10 mars 2009 / armo

    moi aussi je souffrir du toc depuis 17ans et je prend l anafranil depuis 1 ans et je constate d énorme résulta j aurai bien aimé essayer un autre médicament aussi il n y a plus de psychiatre dans pays djibouti depuis 1 ans alors je continus a prendre ce médicament et je c est pas quoi faire part prier tout les jours .
  • vendredi 28 novembre 2008 / pilou

    Bonjour, je suis sophrologue et je suis amené à traiter des patients atteints de TOC, avec succès. Vous pouvez contacter un ou une sophrologue de votre département dans l'annuaire des sophrologues disponible sur le net. Bien cordialement.
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