Santé/PsychoPsycho

Dépasser la peur de rompre

Dépasser la peur de rompre


  • Publié le vendredi 8 février 2008

Un sentiment de culpabilité qui ronge

La culpabilité rôde aussi. Il est plus facile d’endosser le rôle de victime que celui de "méchant" ou de "méchante", qui fait de la peine aux autres. Chantage affectif du conjoint et, surtout, désir de protéger les enfants peuvent peser lourd dans la balance. Sans compter nos parents qui prennent souvent mal la séparation, les amis qui ne comprennent pas.

"Ce sont des questions légitimes, assure Thomas Wallenhorst. Il faut faire un tour d’horizon de tout ce qui est en jeu, en soi et chez les autres. Mais même si la séparation est un traumatisme pour l’enfant et si l’on redoute ses conséquences sur notre conjoint, il faut savoir prendre cette décision lorsque nos propres limites sont atteintes : “Si tu me tapes, je te quitte.”"

"On peut ne pas être prêt"

La crainte de provoquer un drame peut conduire à ne rien faire… et se révéler pire encore. "Comme pour arrêter de fumer, on peut ne pas être prêt, poursuit le psychiatre. Depuis le premier souffle jusqu’au dernier, notre vie se construit sur la séparation, qui aide à se différencier et à devenir pleinement soi. Aussi le moment de rompre nous renvoie-t-il à nos attachements passés, source éventuelle de dépendance affective et de manque d’autonomie."

Oser braver l’inconnu

La séparation est l’une des plus importantes causes de stress, mais elle peut aussi s’avérer nécessaire pour retrouver son intégrité physique et émotionnelle et obtenir le meilleur de soi-même. Le soutien des proches ou d’un spécialiste peut aider à traverser l’épreuve. Lorsqu’elle a été mûrie, après coup nous mesurons combien cette décision nous a libérés.

"Cesser de subir pour prendre mon existence en main a été comme une seconde naissance, témoigne Isabelle, divorcée du père de sa fille après dix-sept ans de mariage. Ma fille est partie vivre chez son père. Il a vite refait sa vie. J’en ai bavé. J’ai dû repartir à zéro comme un enfant qui quitte le cocon familial. Pourtant, si c’était à refaire, je recommencerais… beaucoup plus tôt."

Vos réactions (4)

  • mardi 19 février 2008 / Dimitri Bodkine

    Vous faites l'apologie du divorce. Parfois, le dialogue et l'estime de l'autre peuvent être des solutions pour éviter une séparation. Le respect et l'amitié peuvent remplacer l'amour.
  • jeudi 27 mars 2008 /

    mon mari 48 ans vient de m'annoncer qu'il me quittait , avec une minette qu'il a connu et avec qui il avait déjà rompu il y a 9 ans et à l'époque elle avait 17 ans !!! je suis au fond du gouffre et n'arrive pas à relever la tête je me sens coupable j'ai honte , je n'ai pas su garder mon mari. j'ai des envies de mourir . je l'aime tant.aidez moi.olga
  • lundi 14 avril 2008 / lynemari

    Olga,
    ton message me fait mal, mais personne ne vaut la peine que tu te détruises, je comprends ta souffrance, ta douleur, mais il te faut lever les bras et te battre, pour connaitre un nouveau départ, une nouvelle vie.
    ne te sens pas coupable ou honteuse.
    au bout du chemin, le bonheur t'ouvre les bras. regarde devant toi, ne ressasse pas le passé, évites les questions, et les "si, peut-être", sinon tu vas t'enfoncer. Je ne connais pas ton âge, et ce n'est pas un souci, à chaque age son bonheur et ses peines, la vie est ainsi.
    relève toi. Affectueusement
  • lundi 28 avril 2008 /

    j'ai 31 ans et cela fait presque 3 ans que je n'est plus de sentiments mais j'ai peur de le quittait de me retrouver encore seul car j'ai deja eu une séparation très dur avec le père de mon premier enfant et la j'ai refait ma vie et je vois que c'est encore un désastre cela fait 8 ans que je suis avec lui et j'ai peur de prendre une décision pourtant évidante j'ai ma famille a dos et je ne veut pas faire de mal a mes enfants!

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