Pour aller plus loin
Dépasser la peur de rompre
- Publié le vendredi 8 février 2008
L'amour s'en est allé, mais il est parfois difficile de se résoudre à rompre. Par peur de la solitude ou par crainte de faire du mal à ses proches.
Et pourtant, à moins de souffrir d’une véritable "névrose" d’abandon - si l’on ne s’est pas remis d’être, très jeune, éloigné de sa mère ou de son père -, à cet âge, recommencer sa vie a plutôt un parfum d’aventure. À condition, évidemment, que les contingences financières le permettent.
Une partie de soi qu’on abandonne
Ensuite, plus les années passent, plus partir demande de courage. Car la séparation entraîne un cataclysme qui ébranle tous nos repères : c’est une énorme partie de soi qu’on abandonne, tout ce en quoi on avait cru, mais aussi des habitudes, un entourage, un univers apprivoisé et sécurisant qu’il faudra échanger contre un inconnu incertain.
Une profonde remise en question
Alors, on croit avoir pris sa décision, et puis les doutes remontent à la surface et l’on se fait l’avocat du diable (de la relation), ou l’on se résigne par peur. "On se réveille en se disant : “Ce soir, je lui annonce mon départ”, et quand la nuit tombe on repousse au lendemain, parce qu’on est fatigué", avoue Christian, 51 ans.
"La perspective d’une séparation entraîne une profonde remise en question, un vrai vertige existentiel", insiste Patrick Estrade, psychothérapeute.
Difficile d’admettre l’échec
"Certaines personnes éprouvent des difficultés à accepter le réel, ajoute Thomas Wallenhorst, psychiatre, et à reconnaître que “ça n’a pas marché”. Plus on s’est investi dans le couple, plus il est difficile d’en admettre l’échec. On préfère laisser la question en suspens pour protéger l’estime de soi." Le manque de confiance en soi nous paralyse : il est plus confortable de mettre tout ce qui ne va pas sur le compte de la relation plutôt que de devoir se confronter à ses insatisfactions et à ses limites.
Souvent, madame entretient le linge et la maison, monsieur s’occupe des voitures et du bricolage et l’on se sent désemparé à l’idée de devoir tout assumer seul(e). Si insatisfaisant soit-il, un couple offre toujours quelques bénéfices… "Nous vivons dans une grande maison et j’ai très peur de me retrouver dans un deux-pièces", reconnaît Stéphanie, 40 ans.
Vos réactions (4)
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mardi 19 février 2008 / Dimitri Bodkine
Vous faites l'apologie du divorce. Parfois, le dialogue et l'estime de l'autre peuvent être des solutions pour éviter une séparation. Le respect et l'amitié peuvent remplacer l'amour. -
jeudi 27 mars 2008 /
mon mari 48 ans vient de m'annoncer qu'il me quittait , avec une minette qu'il a connu et avec qui il avait déjà rompu il y a 9 ans et à l'époque elle avait 17 ans !!! je suis au fond du gouffre et n'arrive pas à relever la tête je me sens coupable j'ai honte , je n'ai pas su garder mon mari. j'ai des envies de mourir . je l'aime tant.aidez moi.olga -
lundi 14 avril 2008 / lynemari
Olga,
ton message me fait mal, mais personne ne vaut la peine que tu te détruises, je comprends ta souffrance, ta douleur, mais il te faut lever les bras et te battre, pour connaitre un nouveau départ, une nouvelle vie.
ne te sens pas coupable ou honteuse.
au bout du chemin, le bonheur t'ouvre les bras. regarde devant toi, ne ressasse pas le passé, évites les questions, et les "si, peut-être", sinon tu vas t'enfoncer. Je ne connais pas ton âge, et ce n'est pas un souci, à chaque age son bonheur et ses peines, la vie est ainsi.
relève toi. Affectueusement -
lundi 28 avril 2008 /
j'ai 31 ans et cela fait presque 3 ans que je n'est plus de sentiments mais j'ai peur de le quittait de me retrouver encore seul car j'ai deja eu une séparation très dur avec le père de mon premier enfant et la j'ai refait ma vie et je vois que c'est encore un désastre cela fait 8 ans que je suis avec lui et j'ai peur de prendre une décision pourtant évidante j'ai ma famille a dos et je ne veut pas faire de mal a mes enfants!
