Santé/PsychoPsycho

Bien gérer son stress


  • Actualisé le lundi 15 janvier 2007

Sommaire de l'article : page 12 / 13

Des traitement plus lourds

Pour diminuer la réactivité au stress, un antiépileptique, le clonazépam, un calmant, l'hydroxyzine, des inhibiteurs du calcium, ou des sympathicolytiques (bêtabloquants) qui diminuent la production d'adrénaline, peuvent être prescrits.

"La réaction de stress est plus à gérer qu'elle n'est à soigner, et l'on ne doit la prendre en charge que lorsqu'elle devient excessive", souligne le Dr Jean-Loup Dervaux dans "Tout pour soigner le stress".

Quel risque ?

Un stress mal géré perturbe durablement les rythmes biologiques (sommeil, alimentation, repos) et entraîne une fatigue physique, morale (sensation que tout est hors de portée) ou intellectuelle (manque de concentration, d'organisation…). Cet état mène à des conduites de dépendance (alcool, tabac, tranquillisants, excitants, sucres) et à des maladies digestives, gynécologiques, cardio-vasculaires, musculaires, psychiques ou métaboliques, de type ulcère, hypertension, infarctus ou cancer…

Traiter le stress

Tant qu'il n'induit que des poussées (de tension artérielle, d'acidité gastrique…), le stress est réversible. À ce stade et en prévention, les médecines alternatives et une bonne hygiène de vie vont maintenir ou rétablir l'équilibre.

Les oligoéléments

Le manganèse (sous surveillance médicale) soigne l'hyperréactivité. Il peut être associé au cobalt ou au phosphore. Essentiel parce que neurorégulateur, le magnésium, consommé en grande quantité par l'organisme en période de stress, peut être pris une à deux fois par jour. D'autres oligoéléments agissent sur la dépression, l'anxiété, la fatigue, l'hypoglycémie, la fringale.

L'homéopathie

Quelques exemples : thuya agit chez les anxieux, dulcamara chez les frileux, phobiques et dépressifs, natrum sulfuricum convient aux mélancoliques et grands fatigués, causticum aux déprimés, irritables, anxieux, medorrhinum aux nerveux, impatients, irascibles.

La phytothérapie

La spiruline, une algue riche en oligoéléments et sels minéraux, revitalise. Le ginseng, la kola, le cynorrhodon (églantier, riche en vitamine C) diminuent la fatigue. L'éleuthérocoque (ginseng russe), le gingembre, l'angélique chinoise, la cannelle, le guarana, le clou de girofle, la sarriette, l'ortie, la muscade, la sauge, les huiles essentielles, stimulent.

Les fruits et légumes

Riches en oligoéléments, sels minéraux et vitamines, ils se consomment en jus, nature ou en cocktail : orange, citron, pamplemousse, kiwi pour la vitamine C, tomates, carottes, myrtille, cassis, betterave pour la provitamine A antioxydante, fenouil et céleri pour leur pouvoir revitalisant, laitue pour ses effets sédatifs…

Les compléments alimentaires

Les composés antistress contiennent des vitamines A, E, B, C ou D. La levure de bière, le germe de blé, les produits de la ruche (miel, propolis, pollen, gelée royale) stimulent les défenses immunitaires.

Les soins corporels

L'acupuncture régule l'énergie. Les massages assouplissent les muscles contractés.

L'hydrothérapie relaxe

Un bain, une douche écossaise ou un sauna sont un antidote au stress.

L'exercice physique

Il est également bénéfique en cas de stress (la gymnastique ou le tai-chi…, mais aussi la pratique du chant, de la musique).

Prendre du recul

Distinguer le problème de l'émotion qu'il suscite, vivre au présent sans ruminer le passé, se faire plaisir au moins une fois par jour, se forcer à sourire et à positiver ce qui nous arrive, sont des moyens de prendre du recul et de se protéger de trop d'implication ou de réceptivité dans un monde complexe, qui change tout le temps.

Des traitement plus lourds

Pour diminuer la réactivité au stress, un antiépileptique, le clonazépam, un calmant, l'hydroxyzine, des inhibiteurs du calcium, ou des sympathicolytiques (bêtabloquants) qui diminuent la production d'adrénaline, peuvent être prescrits.

Les manifestations du stress

Se sentir stressé avant un examen, un match ou une fête de famille que l'on organise est normal. Ce stress permet de convaincre, gagner, terminer un travail dans les délais… Mais quand le sentiment de manquer de temps, d'être sous pression nous met constamment au bord de la crise de nerfs ou du coup de colère, il devient toxique.

Déclenché par des conditions de vie (bruit, pollution, tensions en famille, au travail…) ou des événements, le stress comprend trois stades.

La respiration et le cœur s'accélèrent, la tension et le tonus musculaire augmentent, les pupilles se dilatent.

Le cerveau libère des accélérateurs du rythme cardiaque (adrénaline et noradrénaline).

Les glandes surrénales produisent du cortisol, une hormone qui augmente la synthèse des sucres mais détruit les défenses immunitaires. C'est le stade d'épuisement.

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