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Troubles du rythme cardiaque : quand faut-il s'inquiéter ?
Troubles du rythme cardiaque : quand faut-il s'inquiéter ?
Des médicaments prometteurs
La fibrillation auriculaire peut être durable et impose un traitement adapté pour prévenir les complications : la formation d’un caillot, en cause dans 15 % des accidents vasculaires cérébraux (AVC), et l’insuffisance cardiaque par épuisement du cœur. Un traitement anticoagulant de la famille des antivitamines K permet de prévenir les embolies, mais les molécules actuelles exigent une surveillance biologique contraignante pour adapter les doses de façon régulière.
Les cardiologues attendent avec impatience les nouveaux anticoagulants. "Ils combinent l‘efficacité des antivitamines K sans nécessiter de dosage biologique de surveillance", note le Pr Mansourati. Le premier d’entre eux, le dabigatran (Boehringer Ingelheim), devrait être prescrit courant 2010. Par ailleurs, il s’agit de ralentir et de régulariser le rythme cardiaque en associant des antiarythmiques.
Mais là encore, une surveillance par ECG est nécessaire, ainsi que des prises de sang régulières. "Et dans 20 % des cas environ, le traitement reste insuffisant ou s’accompagne de nombreux effets secondaires invalidants (constipation rebelle, tremblements, ralentissement du rythme cardiaque trop important, problèmes de thyroïde…)", déplore le Pr Mansourati. Là encore, on attend du nouveau. Ainsi, la dronédarone (Sanofi Aventis), qui préserve les patients des crises et améliore les symptômes, a déjà reçu son autorisation de mise sur le marché aux États-Unis en juillet dernier. En France, on l’espère pour 2011.
Des microchirurgies efficaces
Dans certains cas, l’ablation par courant radiofréquence de la zone responsable des troubles du rythme est réalisée à l’hôpital. Sous anesthésie locale, le cardiologue pique une veine à l’aine, introduit une sonde qu’il remonte dans le cœur, puis cautérise la zone malade en chauffant l’extrémité de la sonde. La cryoablation (utilisation du froid) permet aussi un arrêt plus ou moins définitif de la conduction.
En cas de bradycardie, le seul traitement est l’implantation d’un stimulateur cardiaque pour corriger ce rythme trop lent. Cet appareil est remplacé tous les huit à douze ans. En cas d’alternance de bradycardie et de tachycardie, l’implantation d’un stimulateur cardiaque sera associée à un traitement pour ralentir la fréquence cardiaque. Suivis régulièrement, ces malades pourront continuer de mener une vie normale.
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