Troubles du rythme cardiaque : quand faut-il s'inquiéter ?

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Les examens en cas de doute

Lorsqu’un doute subsiste, le patient est équipé d’un petit appareil appelé holter, qu’il porte en continu pendant vingt-quatre heures et qui enregistre sa fréquence cardiaque. Pendant tout ce temps, le patient poursuit ses activités normalement. L’électrocardiogramme ainsi enregistré sur une journée et une nuit est ensuite analysé par le cardiologue, qui établit une corrélation entre les symptômes notés par le patient et le tracé électrique.

Chez ceux qui souffrent de syncopes à répétition inexpliquées, le cardiologue peut poser un moniteur cardiaque implantable. "Pas plus grand qu’une clé USB, ce dispositif permet pendant trois ans de surveiller le rythme cardiaque et de l’enregistrer durant les syncopes elles-mêmes, note le Dr Kouakam. Ce monitoring prolongé offre plus de chances d’établir un diagnostic que des tests classiques."

Oreillettes ou ventricules ?

Les troubles du rythme d’origine ventriculaire sont les plus graves. Une fibrillation ou une tachycardie ventriculaire entraîne une inefficacité des contractions du cœur au moment d’un infarctus. "Il faut réagir rapidement, insiste le Pr Mansourati, en appelant le Samu (15 ou 112 d’un téléphone mobile), en pratiquant un massage cardiaque et en utilisant un défibrillateur s’il y en a un à proximité."

Pour prévenir ce genre d’accident chez les personnes qui souffrent déjà d’une séquelle cardiaque importante, et notamment après un infarctus, les cardiologues peuvent implanter un défibrillateur. "Ce petit appareil mis en place sous la peau provoque un choc électrique ou stimule le muscle cardiaque en cas de trouble du rythme, précise-t-il. Il doit cependant être remplacé tous les six à huit ans."

Les troubles en provenance des oreillettes sont généralement moins sévères mais plus fréquents. "La fibrillation auriculaire (tachycardie irrégulière des oreillettes), favorisée par l’âge, l’hypertension et l’existence d’une maladie cardiaque, augmente au fil des années, avec une croissance progressive à partir de la quarantaine, puis une accélération à partir de 65 ans, a rappelé le Pr Jean-Yves Le Heuzey, chef du service de cardiologie-rythmologie à l’hôpital européen Georges-Pompidou, lors des dernières journées européennes de la Société française de cardiologie. Elle touche 750 000 patients en France et on estime qu’ils seront 2 millions en 2050."

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