Traiter un accident cardiaque

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Traiter un accident cardiaque

Le traitement d'un accident cardiaque agit à trois niveaux : prise en charge avant l’hospitalisation puis en centre de réadaptation, traitement médicamenteux et, enfin, actes opératoires.

Retarder la récidive après un premier accident cardiaque

La prise en charge thérapeutique a fait d’énormes progrès. Les cardiologues disposent d’un arsenal de moyens pour faire chuter le taux de cholestérol, réguler l’hypertension artérielle, etc. Ces précautions écartent ou retardent la récidive après un premier accident cardiaque.

"S’ils acceptent toute leur vie de suivre nos prescriptions, les patients vivent beaucoup plus longtemps. C’est leur inobservance qui, tôt ou tard, déclenchera un nouveau problème", regrette le Pr Yves Juillière, membre de la Fédération française de cardiologie. Le traitement s’appuie sur quatre classes de médicaments :

Les bêtabloquants ralentissent le rythme du cœur. Et un cœur qui bat plus lentement bat plus longtemps.

Les inhibiteurs de l’enzyme de conversion (IEC). Ces médicaments ont un effet "antiremodelage". Ils limitent la propagation de la nécrose consécutive à l’accident cardiaque et protègent la partie saine qui doit travailler davantage.

Les statines diminuent le taux du mauvais cholestérol et minimisent donc ses effets sur les artères.

L’aspirine entraîne une meilleure fluidité du sang et évite la formation de caillots.

Les signes qui doivent alerter

Les symptômes des maladies cardio-vasculaires sont parfois difficilement lisibles. Voici les principaux signes qui doivent inciter à consulter d’urgence.

Palpitations, syncopes, lipothymie (malaise sans perte de connaissance), souvent liées aux troubles du rythme cardiaque.

Difficultés respiratoires et essoufflement, qui indiquent que le cœur - et non les poumons - ne va pas bien.

Douleurs thoraciques avec sensation de barre dans la poitrine et irradiation vers le cou ou le côté gauche, caractéristiques de l’angine de poitrine ou de l’infarctus, mais aussi d’une péricardite (inflammation de l’enveloppe du cœur).

Crampes au niveau des mollets en cours de marche, qui peuvent traduire des symptômes vasculaires.

"Mouches volantes" ou maux de tête manifestant une hypertension artérielle qui peut conduire à un accident vasculaire cérébral.

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