Ski : attention aux traumatismes musculaires !

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Ski : attention aux traumatismes musculaires !

Faire du ski après un an d’interruption met les muscles des jambes à rude épreuve. Sans préparation, le pratiquant risque élongations, déchirures ou claquages. Des traumatismes à prendre au sérieux.

Quel skieur n’a jamais été obligé de s’arrêter au beau milieu d’une piste, les cuisses "en feu" ? Le ski de descente représente en effet un effort violent, surtout si vous faites peu de sport le reste de l’année. Les muscles vous rappellent à l’ordre et manifestent leur désapprobation en vous infligeant des courbatures qui sont maximales deux jours après l’effort.

Étirement obligatoire

Pour les éviter, il faut échauffer les muscles avant la pratique et les étirer après. Les courbatures disparaissent généralement en deux à trois jours. Plus préoccupants : les chocs qui provoquent des contusions externes - suite à une chute ou une collision. Ils entraînent l’apparition de "bleus" ou ecchymoses parfois impressionnants.

Le muscle n’est pas élastique indéfiniment

L’application immédiate de neige puis de crème à l’arnica suffit en général à résorber les ecchymoses. Lorsque le muscle est touché en profondeur, il faut consulter. Ce qui vaut pour le ski vaut d’ailleurs pour tous les autres sports.

"Nul n’est à l’abri d’une élongation, même les sportifs les mieux entraînés, confirme le Dr Jean-Baptiste Courroy, spécialiste en traumatologie du sport. Il est conseillé d’appliquer très rapidement du froid sur le muscle (glace dans un sachet, spray réfrigérant…), puis de consulter un médecin pour vérifier s’il n’y a pas de lésion anatomique."

L’élongation survient quand un muscle est sollicité un peu trop violemment (le plus souvent la cuisse ou le mollet) et qu’il dépasse ses possibilités normales d’élasticité. Modérée, la douleur disparaît au repos et revient dès que l’on reprend l’exercice.

Pour diminuer le risque, il faut s’échauffer et garder ses muscles au chaud, bien s’hydrater et avoir une alimentation adaptée (sucres lents la veille, sucres rapides juste avant et pendant l’effort, pas trop de viande ni de laitages). "Le repos, les massages doux, la surélévation de la jambe dans le lit et des anti-inflammatoires locaux viennent en général à bout d’une élongation en huit à dix jours", conseille-t-il.

La déchirure musculaire ou claquage

Un peu plus grave, la déchirure musculaire, appelée aussi "claquage", se reconnaît à la brutalité de la douleur et au craquement que l’on entend parfois lors de l’accident. Une petite partie du tissu musculaire se déchire, provoquant à l’intérieur du muscle un hématome et un saignement. C’est le fameux "tennis leg" des joueurs de tennis de plus de 40 ans, une déchirure du mollet qui oblige à s’arrêter immédiatement.

illustration Expert
Il faut refroidir le muscle avec de la glace, mettre le membre en position surélevée et l’immobiliser à l’aide d’un bandage compressif durant les premiers jours. La marche peut être reprise assez vite avec des talons surélevés pour diminuer la tension du mollet. Une chaussette ou un bas de contention permet de contenir le gonflement s’il persiste.

"Les massages ne sont pas conseillés au début, car ils peuvent augmenter le saignement et favoriser l’apparition d’une calcification (durcissement) de la lésion. En revanche, des séances de drainage effectuées par un kinésithérapeute aident à éliminer les liquides qui empêchent la réparation du muscle.

Au bout de quelques jours, une échographie permet de voir si l’hématome se résorbe bien. Si ce n’est pas le cas, il faudra effectuer une ou plusieurs ponctions", explique le Dr Courroy.

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