Sclérose en plaques : la recherche progresse
Sclérose en plaques : la recherche progresse
Des risques de complication
Ce traitement comporte néanmoins un risque de complication (apparition de maladies opportunistes) puisqu’il bloque le système immunitaire. L’indication du natalizumab est donc réservée aux formes très actives de la maladie avec poussées multiples et aux patients en échec thérapeutique.
Autre bonne nouvelle, d’ici à 2009-2010, une dizaine de traitements de fond devraient arriver sur le marché. Ils auront pour but de limiter l’inflammation et ainsi de ralentir l’évolution de la maladie. En France, environ soixante équipes de scientifiques travaillent sur les traitements et les protocoles de soins. Les expérimentations les plus avancées concernent les médicaments. Une trentaine de molécules sont aujourd’hui testées sur des malades. L’un des principaux essais concerne le FTY 720, une molécule empêchant le passage des lymphocytes T dans le système nerveux central.
Moelle osseuse et cellules souches
Autre piste explorée, la greffe de moelle osseuse. Une étude européenne est actuellement en cours. "L’idée est de laver le système immunitaire défaillant et de le remplacer par un nouveau, plus sain, grâce à une transplantation de moelle osseuse", explique le Pr Créange.
Enfin, une dernière voie de recherche prometteuse s’intéresse à la remyélinisation. Elle consiste à transplanter des cellules souches ou un gène afin qu’ils fabriquent la myéline détruite lors de l’inflammation. Un prix de 100 000 € a été remis le 11 juin dernier, pour ces travaux, aux Prs Catherine Lubetzki et Anne Baron-Van Evercooren afin de les aider à développer de nouvelles stratégies de réparation myélinique chez les patients.
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