Sang, moelle, organes, gamètes : comment donner

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Sang, moelle, organes, gamètes : comment donner

Quels sont les points communs entre le don de sang, qui ne prend que quelques minutes, et le don d’organes, qui demande une réflexion approfondie ? Réponse : le volontariat, la gratuité, l’anonymat… et la pénurie de donneurs.

En 2009, le Premier ministre a attribué au don d’organes le label "grande cause nationale". L’Agence de la biomédecine a sensibilisé les Français pour qu’ils informent leurs proches de leur décision. Les frais liés au don sont pris en charge et l’anonymat est conservé.

Donner son sang

Alors que 85 % des Français se déclarent prêts à donner leur sang, ils ne sont que 4 % à le faire régulièrement. Or, comme les besoins augmentent, on frôle sans cesse la pénurie. Opérations chirurgicales, accidents de voiture, traitement de certains cancers nécessitent notamment du sang, des plaquettes et du plasma.

Il faut avoir entre 18 et 70 ans, être en bonne santé et ne pas présenter de risque lié à son état général (poids inférieur à 50 kg, grossesse, anémie, grande fatigue) ou de risque d’infection. Un certain délai est nécessaire pour donner son sang après un voyage dans un pays à risque, une maladie virale, un traitement antibiotique, un détartrage dentaire, ou encore des rapports sexuels non protégés avec un nouveau partenaire…

Les collectes de sang sont organisées dans les 173 sites fixes de l’Établissement français du sang (EFS), situés surtout près des hôpitaux, ou lors de collectes mobiles. Après un entretien avec un médecin, une infirmière prélève entre 400 et 500 ml de sang. Cela ne dure pas plus de dix minutes. On peut aussi faire, sur rendez-vous, un don de plasma (qui dure une heure) ou de plaquettes (deux heures).

S’inscrire sur le registre des dons de moelle

Chaque année, 2 400 personnes ont besoin d’une greffe de moelle osseuse (rien à voir avec la moelle épinière) en France, seul espoir de guérison pour ceux qui sont atteints de leucémie ou d’autres maladies graves du sang. Dans la moelle osseuse se trouvent les "cellules mères" - les cellules souches hématopoïétiques - qui donnent naissance aux globules rouges, aux globules blancs et aux plaquettes. Ce sont elles que l’on greffe.

Pour trouver un donneur compatible, les médecins font d’abord appel à la famille. Avec un frère ou une sœur, la probabilité de compatibilité est de 1 sur 4. Mais dans près de 60 % des cas, il n’y a pas de donneur familial compatible et l’on fait appel au registre des donneurs, en France ou à l’étranger. La probabilité de compatibilité n’est alors plus que de 1 sur 1 million !

"Nous devons augmenter le nombre de volontaires sur le registre français, passer de 170 000 à 240 000 donneurs, et diversifier leurs origines génétiques pour donner une chance à chaque malade", précise le Pr Noël Milpied, président de la Société française de greffe de moelle et de thérapie cellulaire.

Il faut avoir entre 18 et 50 ans au moment de l’inscription, mais on peut ensuite donner jusqu’à 60 ans. Les contre-indications sont presque les mêmes que pour le don du sang. "En premier lieu, il faut s’inscrire sur le registre des donneurs. On répond à un entretien médical et une prise de sang détermine son 'typage HLA', véritable 'carte d’identité' biologique. On peut ensuite être contacté pour donner sa moelle, parfois très vite, parfois plusieurs années plus tard, ou jamais", explique le Dr Christine Lapart, responsable du don de moelle à l’EFS de Rennes. Prévenu au moins un mois à l’avance, le donneur doit se rendre au tribunal de grande instance pour confirmer son consentement.

La moelle peut être prélevée dans les os plats du bassin, sous anesthésie générale. Le prélèvement dure environ une heure et l’hospitalisation quarante-huit heures. On ressent ensuite une douleur dans les fesses pendant quelques jours. Il est également possible de prélever les cellules de la moelle osseuse dans la veine du bras (quatre heures environ), après injection d’un médicament pour faire migrer les cellules souches dans le sang, ce qui peut provoquer fatigue, courbatures et douleurs osseuses. Ces interventions sont sans danger et la moelle osseuse se reconstitue en quelques jours.

1 RÉACTIONS À L'ARTICLE
Par david.7986 Lundi 05 juillet 2010
bonjour je trouve votre article très bien fait mais j'ai vue une chose qui n'est pas vrai car je rentre dans ce cas: car je peut donner mon sang à EFS mais je ne peut pas être donneur de moelle osseuse car ayant des soucis d'allergies les médecins ne veulent pas prendre des risques avec ma santé pour pouvoir sauver la vie de quelqu'un, si par-exemple on a eu une opération d'une sciatique, les médecins ne prendront pas de risques avec ces donneurs potentiels, car on doit pour prélever la moelle osseuse être couché sur le dos qui peut avoir des soucis pour le donneur. Donc les médecins ne veulent pas prendre de risques pour ces donneurs car ils pensent aux donneurs, je trouve dommage que vous n'ayez pas penser de parler de cette contradiction.
Pour le 8 novembre 2010 à Poitiers, il y aura une journée sur la possibilité de s'inscrire pour devenir un donneur potentiel de moelle osseuse.
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