Prévenir les allergies alimentaires

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Une alimentation plus surveillée

Si les analyses confirment l'allergie à un ou plusieurs aliments, il ne reste qu'une solution : les supprimer des repas.

Mais ce n'est pas si facile. Les industriels introduisent des substances à risque, comme les protéines d'œuf ou l'arachide, dans de nombreux plats préparés (soupes, pâtisseries, céréales du petit déjeuner, confiseries, sauces, laits, certains petits pots pour bébés, etc.), sans toujours le mentionner sur les étiquettes. Et la simple odeur du poisson peut suffire à déclencher une crise.

C'est pourquoi les patients atteints d'allergie grave doivent porter en permanence une trousse de secours comprenant un antihistaminique, un corticoïde et une injection d'adrénaline (il en existe sous la forme d'un stylo d'adrénaline auto-injectable).

Hormis certaines allergies du tout petit enfant, il est rare en effet qu'on en guérisse.

Retarder la diversification alimentaire

On peut, dans une certaine mesure, prévenir ces phénomènes. Car s'il existe une prédisposition génétique incontestable, elle ne suffit pas à expliquer l'augmentation des allergies.

"Des facteurs environnementaux entrent en jeu, confirme le Pr Moneret-Vautrin : modifications de la microflore intestinale, diversification alimentaire précoce chez l'enfant, technologies agroalimentaires utilisant de plus en plus de protéines. "
Désormais, les médecins conseillent de nourrir, si possible, les bébés au sein jusqu'à 6 mois. Ils recommandent aussi aux mères de ne pas consommer d'aliments allergisants durant la grossesse et l'allaitement. Bien que quatre études récentes n'aient pas prouvé les bénéfices de cette action…

Une autre étude, en revanche, menée en Nouvelle-Zélande, a confirmé que le risque était multiplié par 2,5 chez les enfants ayant reçu quatre types d'aliments solides ou davantage avant l'âge de 4 mois. Il faut donc retarder la diversification alimentaire, introduire un à un des aliments simples, faits maison, plutôt que des préparations industrielles, et attendre l'âge de 2 ans au moins avant d'offrir les aliments le plus souvent incriminés.

Autre article : Prévenir et traiter une intoxication alimentaire

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