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Prévenir les allergies alimentaires
- Actualisé le vendredi 13 octobre 2006
La fréquence des allergies alimentaires a doublé en cinq ans. Chez 10 % des enfants et 3 % des adultes, des produits très anodins peuvent provoquer de violentes réactions.
Sommaire de l'article : page 1 / 4
La vie de l'enfant peut être en danger
" Les défenses du tout-petit sont plus immatures et son intestin sans doute plus perméable, ce qui favorise le passage des allergènes dans le sang", explique le professeur Moneret-Vautrin, du CHU de Nancy. Les symptômes apparaissent dans la demi-heure suivant l'ingestion.
Chez le nourrisson, ils sont le plus souvent digestifs (vomissements, diarrhée, douleurs abdominales), mais se transforment fréquemment en eczéma, puis des troubles de l'appareil respiratoire prennent le relais : démangeaisons dans la bouche, aphtes, rhinite, conjonctivite, asthme ou œdème de Quincke (gonflement des lèvres, des paupières, de la gorge).Cinq fois sur cent, l'allergie peut provoquer un choc anaphylactique, c'est-à-dire un malaise général grave mettant la vie en danger. Ces urgences ont été multipliées par 5 au cours des quinze dernières années.
La vie de l'enfant peut être en danger
" Les défenses du tout-petit sont plus immatures et son intestin sans doute plus perméable, ce qui favorise le passage des allergènes dans le sang", explique le professeur Moneret-Vautrin, du CHU de Nancy. Les symptômes apparaissent dans la demi-heure suivant l'ingestion.
Chez le nourrisson, ils sont le plus souvent digestifs (vomissements, diarrhée, douleurs abdominales), mais se transforment fréquemment en eczéma, puis des troubles de l'appareil respiratoire prennent le relais : démangeaisons dans la bouche, aphtes, rhinite, conjonctivite, asthme ou œdème de Quincke (gonflement des lèvres, des paupières, de la gorge).Cinq fois sur cent, l'allergie peut provoquer un choc anaphylactique, c'est-à-dire un malaise général grave mettant la vie en danger. Ces urgences ont été multipliées par 5 au cours des quinze dernières années.
Impératifs : les tests
Le moindre symptôme doit conduire chez l'allergologue. Après un interrogatoire quasi policier pour identifier le coupable, il pratiquera des tests cutanés sur l'avant-bras (prick-tests), lisibles en vingt minutes.
Des patch-tests (une goutte de produit en contact avec la peau durant deux jours) peuvent compléter le diagnostic. Si les tests ne sont pas concluants, on pratique un dosage sanguin des anticorps de l'allergieUne alimentation plus surveillée
Si les analyses confirment l'allergie à un ou plusieurs aliments, il ne reste qu'une solution : les supprimer des repas.
Mais ce n'est pas si facile. Les industriels introduisent des substances à risque, comme les protéines d'œuf ou l'arachide, dans de nombreux plats préparés (soupes, pâtisseries, céréales du petit déjeuner, confiseries, sauces, laits, certains petits pots pour bébés, etc.), sans toujours le mentionner sur les étiquettes. Et la simple odeur du poisson peut suffire à déclencher une crise.
C'est pourquoi les patients atteints d'allergie grave doivent porter en permanence une trousse de secours comprenant un antihistaminique, un corticoïde et une injection d'adrénaline (il en existe sous la forme d'un stylo d'adrénaline auto-injectable).
Hormis certaines allergies du tout petit enfant, il est rare en effet qu'on en guérisse.Retarder la diversification alimentaire
On peut, dans une certaine mesure, prévenir ces phénomènes. Car s'il existe une prédisposition génétique incontestable, elle ne suffit pas à expliquer l'augmentation des allergies.
"Des facteurs environnementaux entrent en jeu, confirme le Pr Moneret-Vautrin : modifications de la microflore intestinale, diversification alimentaire précoce chez l'enfant, technologies agroalimentaires utilisant de plus en plus de protéines. "Désormais, les médecins conseillent de nourrir, si possible, les bébés au sein jusqu'à 6 mois. Ils recommandent aussi aux mères de ne pas consommer d'aliments allergisants durant la grossesse et l'allaitement. Bien que quatre études récentes n'aient pas prouvé les bénéfices de cette action…
Une autre étude, en revanche, menée en Nouvelle-Zélande, a confirmé que le risque était multiplié par 2,5 chez les enfants ayant reçu quatre types d'aliments solides ou davantage avant l'âge de 4 mois. Il faut donc retarder la diversification alimentaire, introduire un à un des aliments simples, faits maison, plutôt que des préparations industrielles, et attendre l'âge de 2 ans au moins avant d'offrir les aliments le plus souvent incriminés.