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Prévenir les allergies
- Publié le mercredi 2 avril 2008
Impossible de modifier son terrain génétique. En revanche, on peut limiter les contacts avec les allergènes.
Sommaire de l'article : page 1 / 10
"Elle est de moins en moins pratiquée car les recommandations d’autrefois se sont avérées peu ou pas efficaces, avoue le Dr Trébuchon. Nous avons longtemps cru qu’en conseillant aux familles de se séparer de leur chat avant l’arrivée d’un bébé, on préviendrait l’allergie chez leur enfant".
"Les travaux récents montrent que cette approche n’est pas protectrice et peut même parfois induire l’effet inverse (chez certains enfants, la présence d’un animal dès les premières années de vie pourrait avoir un effet protecteur). Aujourd’hui, quand on me pose la question, je réponds : gardez-le !", affirme le médecin. Les allergologues sont devenus plus pragmatiques.
L’éviction totale, quand c’est possible
Lorsque les premières manifestations de l’allergie sont déjà apparues, le but de la prévention consiste à éviter leur aggravation et d’en limiter la fréquence. En la matière, l’arme la plus efficace reste bien sûr l’éviction totale de l’allergène, quand c’est possible.
Car s’il est relativement simple de ne pas manger de crevettes ou de moutarde, il est déjà plus difficile de supprimer tout œuf de son alimentation et quasiment impossible de ne jamais être en contact avec des acariens, de la poussière ou des pollens.
"Elle est de moins en moins pratiquée car les recommandations d’autrefois se sont avérées peu ou pas efficaces, avoue le Dr Trébuchon. Nous avons longtemps cru qu’en conseillant aux familles de se séparer de leur chat avant l’arrivée d’un bébé, on préviendrait l’allergie chez leur enfant".
"Les travaux récents montrent que cette approche n’est pas protectrice et peut même parfois induire l’effet inverse (chez certains enfants, la présence d’un animal dès les premières années de vie pourrait avoir un effet protecteur). Aujourd’hui, quand on me pose la question, je réponds : gardez-le !", affirme le médecin. Les allergologues sont devenus plus pragmatiques.
L’éviction totale, quand c’est possible
Lorsque les premières manifestations de l’allergie sont déjà apparues, le but de la prévention consiste à éviter leur aggravation et d’en limiter la fréquence. En la matière, l’arme la plus efficace reste bien sûr l’éviction totale de l’allergène, quand c’est possible.
Car s’il est relativement simple de ne pas manger de crevettes ou de moutarde, il est déjà plus difficile de supprimer tout œuf de son alimentation et quasiment impossible de ne jamais être en contact avec des acariens, de la poussière ou des pollens.
Prenez vos distances
Mais on peut tout de même tenter de limiter les contacts. En période de pollinisation, par exemple, il est conseillé de fermer les fenêtres et d’utiliser la climatisation, d’éviter de jardiner, de tondre la pelouse, de faire la sieste dans l’herbe et de faire sécher son linge au grand air.
Après avoir passé plusieurs heures dehors, mieux vaut prendre une douche en rentrant pour se débarrasser du pollen accumulé durant la journée. Certains médecins recommandent aussi à leurs patients allergiques de porter des lunettes de soleil pour protéger leurs yeux des pollens et des irritants en suspension dans l’air. Et avant de partir en promenade, il est toujours utile de s’informer de l’activité des pollens dans sa région (consulter le site www.rnsa.asso.fr).
Aérer et laver à 60°
Les personnes allergiques aux acariens ou aux poils d’animaux sont encouragées à aérer tous les jours leur logement pendant au moins une demi-heure, à proscrire les moquettes et les tapis, à laver le linge à 60° lorsque c’est possible et à n’accepter aucun animal dans leur chambre à coucher. Sans oublier de choisir leur destination de vacances au-dessus de 1 500 mètres : les acariens détestent l’altitude !
Vrai ou faux ?
On peut être allergique aux piqûres de guêpes
Vrai : de façon très concrète, ils l’aident à analyser en quoi l’asthme gâche sa vie et quel projet il pourrait mener à bien s’il était traité ou s’il suivait son traitement plus scrupuleusement.Les OGM multiplient les risques d’allergie
Faux : aujourd’hui, il n’y a pas de cas établi d’allergie alimentaire à des protéines transgéniques, mais les experts restent vigilants. Par ailleurs, les OGM pourraient permettre de modifier des aliments par génie génétique, pour leur faire perdre leur pouvoir allergisant.Le label "antiacariens" mentionné sur certains produits (matelas, couette, peinture…) est une garantie
Faux : ce label n’est pas une preuve puisqu’il n’existe aucune réglementation précise. Tout fabricant peut donc l’afficher sur ses produits. Demandez conseil à votre allergologue, il connaît les produits qui ont été scientifiquement testés.En cas d’allergie à un médicament usuel, il faut toujours faire un test
Vrai : car le principal danger chez un enfant qui prend des médicaments est en effet l’infection. D’où l’intérêt de ces tests dits "de provocation", qui se pratiquent à l’hôpital. Ils permettent de confirmer, ou d’infirmer, l’allergie, évitant ainsi de se priver à tort d’un médicament, efficace de surcroît, des antibiotiques par exemple.Certaines allergies sont des maladies professionnelles
Vrai : à l’instar des boulangers, coiffeurs, ouvriers des travaux publics ou travailleurs du bois, personnels de santé, etc. En effet, la farine (19,2 %), les isocyanates des colles et dérivés (13,3 %), le latex (6,9 %) et les sels de persulfate que contiennent les teintures (6,8 %) sont les substances les plus incriminées dans les maladies respiratoires allergiques professionnelles.Contacts utiles
Asthme & Allergie
Tél : 0 800 19 20 21 (numéro Vert, gratuit depuis un poste filaire)Web : www.asthme-allergies.com
SOS Allergies
Association pour la prévention des allergiesTél. : 01 49 11 38 88 (mardi, mercredi, jeudi de 10 heures à 14 heures)
Web : www.prevention-allergies.asso.fr
Club allergie
Un site dédié aux allergies alimentaires des petitsWeb : www.club-allergie.fr
