Polyarthrite rhumatoïde : symptômes et traitements
Polyarthrite rhumatoïde : symptômes et traitements
Grande fatigue, articulations gonflées et douleurs annoncent une polyarthrite rhumatoïde, une maladie évolutive qui exige souvent d’aménager son mode de vie.
En France, la polyarthrite rhumatoïde concerne environ 300 000 adultes. Ce dérèglement du système immunitaire est le plus fréquent des rhumatismes inflammatoires chroniques.
Les symptômes de la polyarthrite rhumatoïde
"Cette maladie survient en général entre 35 et 55 ans, quatre fois plus souvent chez les femmes que chez les hommes, précise le Pr Bruno Fautrel, rhumatologue au CHU de la Pitié-Salpétrière, à Paris. Elle évolue par poussées, provoque une inflammation et une déformation chroniques des articulations, puis une destruction progressive des cartilages et de l’os."
Au quotidien, des gestes aussi simples que se laver, s’habiller, manger, ouvrir un robinet deviennent difficiles, voire impossibles à effectuer.
Son évolution diffère selon les malades, mais les médecins ont identifié trois facteurs d’accélération de la maladie en l’absence de traitement : l’usure des articulations, une augmentation du taux sanguin de CRP (protéine qui reflète l’inflammation aiguë traduisant une instabilité de la paroi vasculaire), et enfin la présence de marqueurs sérologiques spécifiques.
Des traitements de plus en plus efficaces
"Heureusement, des médicaments permettent aujourd’hui d’offrir une rémission, c’est-à-dire une période sans signes cliniques. Ils sont efficaces dans un cas sur deux sur une polyarthrite rhumatoïde débutante", précise le rhumatologue.
Outre les antalgiques et les corticoïdes, un traitement simple (méthotrexate) est prescrit dès le diagnostic. En général, il soulage le malade en quatre à six semaines et permet une rémission de la maladie - sans poussées ni inflammations - en six à neuf mois.Si ce traitement n’est pas efficace, le rhumatologue propose des biothérapies, médicaments dérivés de molécules biologiques naturelles (abatacept, anti-TNF, riduximab, tocilizumab), plus efficaces, administrés en injections chaque quinzaine.
Ces nouvelles molécules sont onéreuses et comportent plus d’effets indésirables que le traitement classique (notamment un risque d’infection ou de tuberculose). Le traitement nécessite un contrôle par des dosages sanguins réguliers.
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