Mieux connaître la méningite
- Actualisé le vendredi 14 septembre 2007
Les alertes lancées par les médias entretiennent la peur de cette affection. Mieux la connaître permet de rester vigilant sans s'affoler à tort.
Il n'y a pas une, mais des méningites
Contrairement à ce que l'on a tendance à penser, ce n'est pas toujours une maladie grave. Le danger dépend de son origine : virus ou bactérie. Les méningites virales, de loin les plus fréquentes, sont bénignes et guérissent en quelques jours sans traitement. Elles surviennent au cours d'infections saisonnières ou de maladies infantiles (oreillons, rubéole). Lorsqu'on a très mal à la tête au cours d'une grippe, c'est déjà une méningite !
Les méningites bactériennes sont plus rares (20 à 30 % des cas) et plus redoutables. Malheureusement, quelle que soit l'origine de la maladie, au début les symptômes sont les mêmes : de violents maux de tête, de la fièvre et une raideur de la nuque très caractéristique que recherche toujours le médecin. Elle entraîne aussi souvent des vomissements et une intolérance à la lumière. Si au moins deux de ces symptômes surviennent brutalement, il faut s'alarmer.
Attention, chez le nourrisson l'alerte est moins évidente car la fièvre s'accompagne au contraire d'une nuque molle, avec la fontanelle bombée, d'une somnolence ou d'une irritabilité inhabituelle, et parfois de convulsions.
Le diagnostic par ponction lombaire
La méningite bactérienne exige une prise en charge immédiate, car de tels symptômes imposent de pratiquer au plus vite une ponction lombaire, seul examen qui permette de distinguer méningite bactérienne et méningite virale.
Sous anesthésie locale, on prélève un peu du liquide céphalo-rachidien dans lequel baigne la moelle épinière. Si son aspect est purulent, il s'agit très probablement d'une bactérie. Sans attendre de l'avoir identifiée, on injecte au malade par voie intraveineuse des antibiotiques puissants. On affine ensuite le traitement selon le germe responsable.
