Les vrais risques de la grippe aviaire

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Les vrais risques de la grippe aviaire

Depuis l'apparition de la grippe aviaire dans notre pays, les scénarios les plus alarmistes se sont succédé. Mais le tableau n'est pas si noir qu'il y paraît.

Dans la nuit du 24 au 25 février, le virus H5N1 est reconnu responsable de la mort de 450 dindes élevées à Versailleux, dans l'Ain. Principe de précaution : tout l'élevage (11 800 dindes confinées sans lien direct avec les oiseaux migrateurs) est abattu. La psychose s'installe. Les ventes de volailles chutent de 30 à 40 %. Un peu moins de cinquante pays décrètent un embargo sur les volailles françaises. La psychose s'étend encore quand un chat est retrouvé mort en Allemagne. Un point précis s'impose pour remettre les choses en perspective.

Quelle est l'origine du virus ?

L'influenza aviaire, ou grippe aviaire (ou du poulet), a été décrite pour la première fois en 1878 en Italie chez des poulets. Cette maladie très contagieuse a été observée à de nombreuses reprises depuis. Mais c'est en 1997 à Hongkong qu'elle se transmet à l'homme pour la première fois.

Quels sont les volatiles les plus sensibles ?

Les vétérinaires de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) ont démontré que si toutes les espèces aviaires peuvent être contaminées, les espèces domestiques les plus sensibles sont la poule, la dinde, le faisan, la caille et la pintade. Parmi les oiseaux sauvages, les espèces aquatiques sont les plus exposées, car le virus peut rester présent dans l'eau. Les cygnes et les canards sont les espèces les plus touchées.

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