La prostate sous surveillance

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L'adénome : banal et bénin

La dégradation de la qualité de vie, c'est le principal motif qui conduit à consulter un urologue, le spécialiste de l'appareil génital masculin. Certains hommes craignent que ces problèmes ne cachent un cancer de la prostate, mais c'est une idée fausse car les troubles urinaires n'ont rien à voir avec ce cancer.

La chirurgie est possible

Le traitement de l'adénome repose en principe (dans environ 60 % des cas) sur des médicaments, qui aident à retrouver une vie confortable et évitent les complications, telles les infections urinaires ou l'insuffisance rénale.

Lorsque les médicaments ne suffisent pas, on recourt à la chirurgie (dans 30 à 40 % des cas). On n'enlève pas toute la prostate, mais uniquement la partie qui entrave le canal urinaire. Cette opération supprime les problèmes urinaires, mais dans huit cas sur dix elle entraîne une éjaculation rétrograde.

Fertilité amoindrie

Autrement dit, le sperme n'est plus évacué à l'extérieur, mais reflue à l'intérieur, dans la vessie. Cela n'entraîne pas d'impuissance, mais amoindrit la fertilité de l'homme.

Cancer : la révolution du dépistage précoce

En 1989, une découverte a révolutionné l'approche du cancer de la prostate. Jusque-là, ce cancer était découvert tardivement et de mauvais pronostic. Depuis, les médecins disposent d'un outil de détection très efficace, le dosage de PSA. Il s'agit de mesurer dans le sang le taux d'une enzyme : si ce taux est trop élevé, c'est l'indice d'une probabilité de cancer, à confirmer par une biopsie.

Il n'y a pas de traitement standard de ce type de cancer, et les soins varient beaucoup d'un individu à l'autre. En général, il évolue lentement.

La chirurgie est réservée aux cas où la maladie reste bien cantonnée dans la prostate : l'opération consiste à enlever entièrement la prostate, ce qui rend l'homme définitivement stérile. Très souvent, cela entraîne aussi l'impuissance. Dans une minorité de cas (5 %), l'opération engendre aussi des fuites urinaires.

Autre méthode, la radiothérapie, qui utilise des rayons pour détruire les cellules cancéreuses. Ses effets secondaires se font sentir à longue échéance : cinq à huit ans après le traitement, il peut apparaître une impuissance, à laquelle un médicament comme le Viagra remédie bien. Les traitements hormonaux entraînent presque systématiquement l'impuissance.

Plus récente, la curiethérapie consiste à implanter de minuscules grains radioactifs dans les tissus cancéreux. Les érections restent intactes dans 85 % des cas et les troubles urinaires sont passagers. Toutefois, on manque encore de recul pour évaluer son efficacité à long terme.

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