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L’intervention programmée à l’hôpital
L’intervention programmée à l’hôpital

L’arrivée à l’hôpital pour une intervention programmée commence au service des admissions pour que celui-ci enregistre le dossier du patient.
Les documents à fournir lors de l'arrivée à l'hôpital
Les pièces à fournir obligatoirement sont les suivantes :
- carte vitale (le cas échéant, la mettre à jour dans l’une des bornes dédiées à cette opération à l’accueil de l’établissement) ;- carte ou attestation de complémentaire santé ou attestation de droits à la couverture maladie universelle (CMU) ;
- feuille d’accident du travail remise par l’employeur si l’hospitalisation est liée à un accident du travail.
Dans le cas où le patient ne dispose pas de ces documents, il peut alors présenter son dernier bulletin de salaire, sa dernière attestation Assedic ou son titre de retraite.
Le cas échéant, la caisse d’assurance-maladie peut établir, sous certaines conditions, une attestation en urgence de la CMU de base ou une attestation d’admission à l’Aide médicale d’État. Cette procédure se fait à la demande du patient ou à l’initiative de l’établissement hospitalier dans lequel il est admis.
Tracer les informations sur le malade
De plus en plus souvent, l’admission signifie aussi l’enregistrement du patient dans le système informatique central de l’hôpital. Le patient est, de ce fait, reconnu automatiquement par les nombreux logiciels, ce qui va faciliter sa prise en charge : s’il doit fréquenter plusieurs services, tous partageront l’information et il évitera des examens redondants.
L’informatisation permet aussi de constituer le dossier médical (prise de rendez-vous, prescription et résultats de biologie, d’imagerie, de transfusion sanguine, dossier d’anesthésie).
La visite chez l’anesthésiste
La consultation d’anesthésie est le premier contact avec le médecin anesthésiste réanimateur avant l’opération. Elle doit être réalisée plusieurs jours avant l’intervention (en dehors des urgences).
Elle comprend un interrogatoire complet sur le passé médical et chirurgical et un examen physique. Le médecin peut demander des examens complémentaires (prises de sang), prescrire un nouveau traitement, modifier ou interrompre un traitement qui pourrait s’avérer dangereux durant la période opératoire (anticoagulant, par exemple).L’anesthésie est aujourd’hui une technique très sûre ; tout le mode le dit et le redit. Il n’empêche que personne ne se sent tranquille en y pensant. Rien de plus normal ! Les multiples assurances et réassurances prodiguées aux futurs opérés ont parfois pour effet de les museler et ce n’est pas une bonne chose. Il faut "dire" ses sensations, la peur de ne pas se réveiller. La consultation pré-anesthésique ne sert pas seulement regarder les antécédents et risques allergiques, elle permet au patient de s’exprimer.
Informer le patient
Une des informations capitales de la consultation concerne la façon de procéder. Le médecin propose la technique d’anesthésie qui lui semble la plus adaptée : générale ou locale, avec tel ou tel produit. Le choix final, auquel le patient donne son consentement, relève de la responsabilité du médecin anesthésiste-réanimateur qui pratique l’anesthésie (ce n’est pas nécessairement celui qui a fait la consultation).
Lors de la consultation, le médecin anesthésiste-réanimateur est tenu de fournir au patient une information simple et détaillée. Il ne faut pas hésiter à poser toutes les questions, notamment sur les conséquences de l’acte. Le médecin doit aussi donner des renseignements sur les différentes possibilités de contrôler la douleur postopératoire.
Attention : la consultation anesthésique ne se substitue pas à la visite qui a lieu la veille ou le matin de l’intervention ("visite pré-anesthésique" ou VPA), au cours de laquelle on vérifiera notamment que le patient est bien à jeun.
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