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Incontinence urinaire : ne la laissez pas vous gâcher la vie !
- Publié le vendredi 4 avril 2008
Sommaire de l'article : page 3 / 6
Stimuler les terminaisons nerveuses
Contrairement à l’incontinence d’effort, l’incontinence par impériosité peut être traitée par la prise de médicaments destinés à calmer les contractions de la vessie. Pour une efficacité maximale, ce traitement devra s’accompagner de séances de rééducation du périnée.
"Le traitement médical n’est pas efficace à 100 %, nuance Emmanuel Chartier Kastler, professeur d’urologie à l’hôpital de la Pitié-Salpétrière. En outre, il est contraignant (prise de médicaments plusieurs fois par jour) et entraîne des effets secondaires. Il n’est donc pas rare que les patientes renoncent."
Le cas échéant, l’implantation d’un "pacemaker", une petite électrode qui stimule les terminaisons nerveuses et limite les contractions de la vessie, pourra être envisagée.
Deux types d’incontinence urinaire
L’incontinence d’effort est liée à un relâchement des muscles du périnée et du sphincter urinaires, qui maintiennent la vessie étanche lors d’efforts. Lorsque ces muscles n’assurent plus correctement leur fonction, l’augmentation de la pression abdominale (toux, éternuement, effort physique, rire) peut provoquer des fuites. Chez la femme, ce type de problème, souvent lié aux grossesses et aux accouchements, peut s’accentuer à la ménopause. Les symptômes peuvent aussi apparaître en cas de prise de poids importante ou de pratique sportive intensive.
L’incontinence par "impériosités" se manifeste par des envies pressantes et irrépressibles d’uriner sous l’effet de contractions intempestives et incontrôlables de la vessie. Exceptionnellement, ce symptôme peut résulter d’une chute d’organe ou révéler une maladie neurologique. Mais la plupart du temps, les causes de ce dysfonctionnement restent inexpliquées.
Dans un tiers des cas, l’incontinence est dite "mixte", car elle associe relâchement musculaire et contractions anarchiques de la vessie. Il existe aujourd’hui des protocoles adaptés aux différents types d’incontinence. C’est pourquoi il est essentiel de consulter un médecin pour diagnostiquer l’origine du problème et adapter la prise en charge.
L’apport de la rééducation
En cas d’incontinence d’effort, le premier traitement est la rééducation du périnée, à pratiquer avec un kinésithérapeute. Celui-ci enseigne à la patiente comment contracter son muscle, en le stimulant manuellement et éventuellement à l’aide d’une sonde (biofeedback). Une dizaine de séances environ sont nécessaires pour obtenir un résultat.
Pour stabiliser la situation, la patiente devra ensuite pratiquer seule des exercices d’entretien, au besoin en achetant un stimulateur vendu en pharmacie. La rééducation du périnée, qui peut se pratiquer sans limite d’âge, apporte une amélioration, même si l’incontinence est installée depuis longtemps.
Il est à noter que des séances sont souvent prescrites à titre préventif aux femmes qui viennent d’accoucher. Ces exercices sont alors intégralement pris en charge par l’assurance-maladie.
Si la rééducation ne suffit pas, une intervention chirurgicale peut être envisagée : l’acte le plus fréquent est la pose d’une bandelette destinée à soutenir l’urètre et la vessie pour pallier le relâchement du périnée. Seul inconvénient : cette prothèse peut perdre en efficacité après quelques années. Dans certains cas, la pose d’un sphincter artificiel peut être préconisée.
Stimuler les terminaisons nerveuses
Contrairement à l’incontinence d’effort, l’incontinence par impériosité peut être traitée par la prise de médicaments destinés à calmer les contractions de la vessie. Pour une efficacité maximale, ce traitement devra s’accompagner de séances de rééducation du périnée.
"Le traitement médical n’est pas efficace à 100 %, nuance Emmanuel Chartier Kastler, professeur d’urologie à l’hôpital de la Pitié-Salpétrière. En outre, il est contraignant (prise de médicaments plusieurs fois par jour) et entraîne des effets secondaires. Il n’est donc pas rare que les patientes renoncent."
Le cas échéant, l’implantation d’un "pacemaker", une petite électrode qui stimule les terminaisons nerveuses et limite les contractions de la vessie, pourra être envisagée.
L’intervention chirurgicale
Enfin, dans les cas les plus handicapants, on pourra procéder à une opération plus lourde destinée à accroître la capacité de la vessie. "Une intervention chirurgicale n’est jamais anodine, met en garde Emmanuel Chartier Kastler. C’est pourquoi la décision ne doit être prise qu’en accord avec la patiente et seulement si elle éprouve une véritable gêne."
Dans le cas contraire, il est possible d’opter pour des protections spécifiques, onéreuses certes, mais efficaces et discrètes. Au final, l’important est de lever le tabou qui pèse sur l’incontinence et de refuser la fatalité. Quel que soit votre âge, n’hésitez pas à évoquer le problème avec votre médecin pour étudier la solution qui répondra le mieux à vos attentes et améliorer ainsi votre qualité de vie.
Les bons gestes au quotidien
- À la gym, évitez certains exercices visant à renforcer les abdominaux (remontée du buste, pédalage, ciseaux).
- Limitez votre consommation de boissons diurétiques (thé, café, bière, vin blanc) et de tabac.
- N’attendez pas le dernier moment pour uriner et videz complètement votre vessie.
- Contractez votre périnée chaque fois que vous soulevez une charge, que vous toussez, éternuez ou riez.
