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Incontinence urinaire : ne la laissez pas vous gâcher la vie !


  • Publié le vendredi 4 avril 2008

Sommaire de l'article : page 2 / 6

L’apport de la rééducation

En cas d’incontinence d’effort, le premier traitement est la rééducation du périnée, à pratiquer avec un kinésithérapeute. Celui-ci enseigne à la patiente comment contracter son muscle, en le stimulant manuellement et éventuellement à l’aide d’une sonde (biofeedback). Une dizaine de séances environ sont nécessaires pour obtenir un résultat.

Pour stabiliser la situation, la patiente devra ensuite pratiquer seule des exercices d’entretien, au besoin en achetant un stimulateur vendu en pharmacie. La rééducation du périnée, qui peut se pratiquer sans limite d’âge, apporte une amélioration, même si l’incontinence est installée depuis longtemps.

Il est à noter que des séances sont souvent prescrites à titre préventif aux femmes qui viennent d’accoucher. Ces exercices sont alors intégralement pris en charge par l’assurance-maladie.

Si la rééducation ne suffit pas, une intervention chirurgicale peut être envisagée : l’acte le plus fréquent est la pose d’une bandelette destinée à soutenir l’urètre et la vessie pour pallier le relâchement du périnée. Seul inconvénient : cette prothèse peut perdre en efficacité après quelques années. Dans certains cas, la pose d’un sphincter artificiel peut être préconisée.

Plus de 3 millions de femmes seraient concernées, en France, par l’incontinence urinaire. Un mal handicapant qui peut avoir des répercussions importantes sur la vie sociale, professionnelle et affective. Contrairement aux idées reçues, ce problème n’est pas celui des personnes du quatrième âge : c’est entre 45 et 65 ans qu’il survient le plus fréquemment. Et de très jeunes femmes peuvent également souffrir de "fuites".

Deux types d’incontinence urinaire

L’incontinence d’effort est liée à un relâchement des muscles du périnée et du sphincter urinaires, qui maintiennent la vessie étanche lors d’efforts. Lorsque ces muscles n’assurent plus correctement leur fonction, l’augmentation de la pression abdominale (toux, éternuement, effort physique, rire) peut provoquer des fuites. Chez la femme, ce type de problème, souvent lié aux grossesses et aux accouchements, peut s’accentuer à la ménopause. Les symptômes peuvent aussi apparaître en cas de prise de poids importante ou de pratique sportive intensive.

L’incontinence par "impériosités" se manifeste par des envies pressantes et irrépressibles d’uriner sous l’effet de contractions intempestives et incontrôlables de la vessie. Exceptionnellement, ce symptôme peut résulter d’une chute d’organe ou révéler une maladie neurologique. Mais la plupart du temps, les causes de ce dysfonctionnement restent inexpliquées.

Dans un tiers des cas, l’incontinence est dite "mixte", car elle associe relâchement musculaire et contractions anarchiques de la vessie. Il existe aujourd’hui des protocoles adaptés aux différents types d’incontinence. C’est pourquoi il est essentiel de consulter un médecin pour diagnostiquer l’origine du problème et adapter la prise en charge.

L’apport de la rééducation

En cas d’incontinence d’effort, le premier traitement est la rééducation du périnée, à pratiquer avec un kinésithérapeute. Celui-ci enseigne à la patiente comment contracter son muscle, en le stimulant manuellement et éventuellement à l’aide d’une sonde (biofeedback). Une dizaine de séances environ sont nécessaires pour obtenir un résultat.

Pour stabiliser la situation, la patiente devra ensuite pratiquer seule des exercices d’entretien, au besoin en achetant un stimulateur vendu en pharmacie. La rééducation du périnée, qui peut se pratiquer sans limite d’âge, apporte une amélioration, même si l’incontinence est installée depuis longtemps.

Il est à noter que des séances sont souvent prescrites à titre préventif aux femmes qui viennent d’accoucher. Ces exercices sont alors intégralement pris en charge par l’assurance-maladie.

Si la rééducation ne suffit pas, une intervention chirurgicale peut être envisagée : l’acte le plus fréquent est la pose d’une bandelette destinée à soutenir l’urètre et la vessie pour pallier le relâchement du périnée. Seul inconvénient : cette prothèse peut perdre en efficacité après quelques années. Dans certains cas, la pose d’un sphincter artificiel peut être préconisée.

Stimuler les terminaisons nerveuses

Contrairement à l’incontinence d’effort, l’incontinence par impériosité peut être traitée par la prise de médicaments destinés à calmer les contractions de la vessie. Pour une efficacité maximale, ce traitement devra s’accompagner de séances de rééducation du périnée.

"Le traitement médical n’est pas efficace à 100 %, nuance Emmanuel Chartier Kastler, professeur d’urologie à l’hôpital de la Pitié-Salpétrière. En outre, il est contraignant (prise de médicaments plusieurs fois par jour) et entraîne des effets secondaires. Il n’est donc pas rare que les patientes renoncent."

Le cas échéant, l’implantation d’un "pacemaker", une petite électrode qui stimule les terminaisons nerveuses et limite les contractions de la vessie, pourra être envisagée.

L’intervention chirurgicale

Enfin, dans les cas les plus handicapants, on pourra procéder à une opération plus lourde destinée à accroître la capacité de la vessie. "Une intervention chirurgicale n’est jamais anodine, met en garde Emmanuel Chartier Kastler. C’est pourquoi la décision ne doit être prise qu’en accord avec la patiente et seulement si elle éprouve une véritable gêne."

Dans le cas contraire, il est possible d’opter pour des protections spécifiques, onéreuses certes, mais efficaces et discrètes. Au final, l’important est de lever le tabou qui pèse sur l’incontinence et de refuser la fatalité. Quel que soit votre âge, n’hésitez pas à évoquer le problème avec votre médecin pour étudier la solution qui répondra le mieux à vos attentes et améliorer ainsi votre qualité de vie.

Les bons gestes au quotidien

  • À la gym, évitez certains exercices visant à renforcer les abdominaux (remontée du buste, pédalage, ciseaux).
  • Limitez votre consommation de boissons diurétiques (thé, café, bière, vin blanc) et de tabac.
  • N’attendez pas le dernier moment pour uriner et videz complètement votre vessie.
  • Contractez votre périnée chaque fois que vous soulevez une charge, que vous toussez, éternuez ou riez.

Contacts utiles

www.urofrance.org

www.urinaire.com

Vos réactions (1)

  • jeudi 17 avril 2008 / Juan

    Bonjour, Il ne faut pas oublier le cad de l'incontinence urinaire due au stress. Mon père quand il avait 55 ans a été licencié et il a subit ces désagréments quelques fois après avoir quitté son poste. Puis c'est passé ensuite.
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