Incontinence urinaire : ne la laissez pas vous gâcher la vie !
Incontinence urinaire : ne la laissez pas vous gâcher la vie !
Très fréquente chez la femme, l’incontinence urinaire constitue un handicap trop souvent tabou. Parlez-en à votre médecin car des solutions efficaces existent.
Plus de 3 millions de femmes seraient concernées, en France, par l’incontinence urinaire. Un mal handicapant qui peut avoir des répercussions importantes sur la vie sociale, professionnelle et affective. Contrairement aux idées reçues, ce problème n’est pas celui des personnes du quatrième âge : c’est entre 45 et 65 ans qu’il survient le plus fréquemment. Et de très jeunes femmes peuvent également souffrir de "fuites".
Deux types d’incontinence urinaire
L’incontinence d’effort est liée à un relâchement des muscles du périnée et du sphincter urinaires, qui maintiennent la vessie étanche lors d’efforts. Lorsque ces muscles n’assurent plus correctement leur fonction, l’augmentation de la pression abdominale (toux, éternuement, effort physique, rire) peut provoquer des fuites. Chez la femme, ce type de problème, souvent lié aux grossesses et aux accouchements, peut s’accentuer à la ménopause. Les symptômes peuvent aussi apparaître en cas de prise de poids importante ou de pratique sportive intensive.
L’incontinence par "impériosités" se manifeste par des envies pressantes et irrépressibles d’uriner sous l’effet de contractions intempestives et incontrôlables de la vessie. Exceptionnellement, ce symptôme peut résulter d’une chute d’organe ou révéler une maladie neurologique. Mais la plupart du temps, les causes de ce dysfonctionnement restent inexpliquées.
Dans un tiers des cas, l’incontinence est dite "mixte", car elle associe relâchement musculaire et contractions anarchiques de la vessie. Il existe aujourd’hui des protocoles adaptés aux différents types d’incontinence. C’est pourquoi il est essentiel de consulter un médecin pour diagnostiquer l’origine du problème et adapter la prise en charge.
L’apport de la rééducation
En cas d’incontinence d’effort, le premier traitement est la rééducation du périnée, à pratiquer avec un kinésithérapeute. Celui-ci enseigne à la patiente comment contracter son muscle, en le stimulant manuellement et éventuellement à l’aide d’une sonde (biofeedback). Une dizaine de séances environ sont nécessaires pour obtenir un résultat.
Pour stabiliser la situation, la patiente devra ensuite pratiquer seule des exercices d’entretien, au besoin en achetant un stimulateur vendu en pharmacie. La rééducation du périnée, qui peut se pratiquer sans limite d’âge, apporte une amélioration, même si l’incontinence est installée depuis longtemps.Il est à noter que des séances sont souvent prescrites à titre préventif aux femmes qui viennent d’accoucher. Ces exercices sont alors intégralement pris en charge par l’assurance-maladie.
Si la rééducation ne suffit pas, une intervention chirurgicale peut être envisagée : l’acte le plus fréquent est la pose d’une bandelette destinée à soutenir l’urètre et la vessie pour pallier le relâchement du périnée. Seul inconvénient : cette prothèse peut perdre en efficacité après quelques années. Dans certains cas, la pose d’un sphincter artificiel peut être préconisée.
Page suivante : Stimuler les terminaisons nerveuses
Sur le même thème
Je reçois une alerte sur les sujets qui me concernent.













