Hormones : à quoi servent-elles ?

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Les conséquences d’un dysfonctionnement

Si l’hypophyse n’en produit pas suffisamment pendant l’enfance, pour des raisons génétiques ou à la suite d’une radiothérapie (en cas de leucémie par exemple), les enfants restent petits. "Sans traitement, ils mesurent entre 1,30 et 1,45 m à l’âge adulte, leur morphologie étant harmonieuse", précise le Pr Jean-Louis Wemeau, endocrinologue.

Chez l’adulte, certaines tumeurs de l’hypophyse ou des traumatismes sévères (accident de voiture) peuvent également entraîner un déficit en hormone de croissance. "Le patient arrive fatigué à mon cabinet, avec une peau fine et une musculature atrophiée", observe-t-il. Des radios peuvent également révéler des signes d’ostéoporose précoce (diminution de la densité osseuse).

Les traitements

Depuis 1988 et le scandale de l’hormone de croissance contaminée, on n’utilise plus d’hypophyses prélevées sur des cadavres, mais une hormone de croissance synthétique, injectée sous la peau une fois par jour. "Il n’y a plus aucun risque aujourd’hui, et elle est bien tolérée", assure le Pr Wemeau. Prescrite le plus souvent avant l’âge de 12 ans, elle donne d’assez bons résultats si le traitement est poursuivi jusqu’à la fin de la croissance.

Quelquefois, ces enfants continuent de la prendre à l’âge adulte pour prévenir fatigue, ostéoporose et atrophie musculaire. "Mais il y a toujours un risque d’œdème, et surtout cette hormone peut accélérer le développement de tumeurs", nuance l’endocrinologue.

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