Faire face à la maladie de nos parents
Faire face à la maladie de nos parents
Lorsque la maladie est là, trouver la juste place entre conseils et décisions permet de préserver une relative sérénité dans les relations familiales.
Ne pas brusquer les choses, faire en sorte qu'ils gardent leur libre arbitre aussi longtemps que possible, voilà ce que chacun peut souhaiter pour ses parents âgés. Pourtant, leur perte progressive d'autonomie nous conduit presque inévitablement à intervenir dans leur vie : position difficile qui consiste à "prendre sous notre aile" nos protecteurs de toujours.
Faire face à un renversement
Sylvie confie qu'elle s'est sentie désarmée durant cette période : "Quand j'ai compris que les rôles commençaient à s'inverser, j'ai eu du mal à l'accepter. Une page était en train de se tourner." Fille unique, elle s'était promis de ne rien imposer à ses parents. La maladie de sa maman en a décidé autrement. "La charge était trop lourde pour mon père. J'ai dû le convaincre de placer ma mère dans une institution pour malades atteints d'alzheimer. Il ne voulait rien entendre. Pourtant, il était allé aussi loin que possible et je craignais pour sa santé."
Doigté et diplomatie
Avec le temps, Sylvie a compris que la fermeté dont elle avait fait preuve avait été salutaire : "Comme je portais une grosse part dans la responsabilité du départ de ma mère, je l'ai libéré d'une culpabilité certaine." Avoir à évaluer la situation de ses parents et être à l'origine d'un changement aussi radical dans leur vie est une lourde tâche. Sylvie avoue qu'elle aurait aimé partager ses doutes et ses scrupules avec des frères et sœurs.
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