Dons d'organes : que feriez-vous ?

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Qu'en pensent les enfants et les adolescents ?

"La question, souvent éludée en famille, passe très bien avec des enfants de 11-13 ans, explique Philippe Barrier, professeur de philosophie. Ils ont une générosité spontanée et se projettent plutôt dans la peau du receveur, en voyant dans la greffe un instrument de guérison. Les 14-18 ans semblent davantage réservés avant de laisser s'exprimer aussi bien leur générosité que leurs craintes."

Philippe Barrier est auteur de Lettre ouverte à ceux qui ne se voient pas donneurs d'organe, aux éditions Frison-Roche

Le don d'organes est une décision extrêmement difficile à prendre

"J'ai donné mon accord pour le prélèvement cœur-poumon de mon mari, mort dans un accident de voiture. Le don est une décision extrêmement difficile à prendre. À ce moment-là, on est déjà assommé par la douleur. On se sent anesthésié. Aussi, pouvoir répondre : "Oui, d'accord, prenez un ou deux organes" est terrible. Je l'ai fait seulement en souvenir de mon mari. Nous avions abordé le sujet ensemble quelque temps auparavant, à la suite d'une émission de télévision. Il s'était exprimé. J'ai seulement fait comme il avait dit, même s'il n'avait pas fait la démarche pour réclamer sa carte de donneur. Je pense avoir respecté sa volonté", témoignage de Caroline, 30 ans.

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