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Dons d'organes : que feriez-vous ?
- Actualisé le mercredi 22 novembre 2006
Après une mort souvent brutale, il arrive que soit demandé à la famille son accord pour un don d'organes. Une fois sur deux elle refuse. Il importe de faire connaître son choix assez tôt.
Mais en pratique, la principale cause d'opposition au prélèvement reste le refus des proches, beaucoup plus fréquent que celui du défunt qui, en général, ne s'est pas exprimé. Une réaction tout à fait compréhensible quand on vient de perdre quelqu'un, souvent jeune, et de façon brutale.
Comment manifester sa volonté
Si vous êtes consentant :
- Faites connaître votre volonté à votre entourage.
- Réclamez une carte de donneur à l'Agence de la biomédecine, et portez-la toujours sur vous avec votre permis de conduire.
- Sachez que l'anonymat du don est respecté et soyez rassuré sur le fait que le don ira à un receveur et non à la médecine.
Si, en tant que proche, on vous demande votre accord, sachez que :
- Si le défunt est mineur, seuls les parents sont autorisés à consentir, par écrit, au prélèvement de ses organes et tissus.
- Si la personne décédée est majeure, on recherche la preuve de la volonté de donner (carte, témoignage). Si on ne trouve aucun élément, c'est à la famille de décider.
En parler en famille
La discussion permet de lever des freins, d'exprimer ses intentions et de connaître celles de son entourage.
Les parents doivent savoir que le thème investit aussi progressivement les établissements scolaires : le don d'organes et la greffe font partie du programme de biologie, de l'éducation à la citoyenneté et peuvent être abordés en cours de philosophie. Le prétexte est donc trouvé pour en discuter un soir en famille.
Pas besoin de rentrer dans les détails. Répondre simplement en parlant d'un don de vie suffit en général à l'enfant. Les adolescents, provocateurs, sensibles ou discrets, ont besoin, eux, si ce n'est de réponse précise, au moins d'échos à leurs interrogations. Parler du don d'organes avec eux, c'est aussi et surtout les tranquilliser sur le respect d'une décision qu'ils peuvent avoir envie de prendre.
