Dépression saisonnière : comment y faire face ?
Dépression saisonnière : comment y faire face ?
Chez 4 à 5 % des Français, le manque de luminosité des mois d’hiver est synonyme de dépression. Et si c’était votre cas ?
Véronique, 44 ans, a toujours détesté l’automne : "Dès la rentrée scolaire, je commençais à appréhender les longs mois d’hiver. Quand arrivait la Toussaint, alors que tous mes camarades se réjouissaient d’être en vacances, je déprimais, passant des heures le regard dans le vide, allongée sur mon lit avec l’envie de rien." Pendant des années, chaque hiver, Véronique a tenté d’étouffer son spleen sous les couvertures et le chocolat.
Dépression saisonnière : dès le mois de novembre
"Abattement, tristesse, fatigue, envie de sucreries, avec à la clé quelques kilos supplémentaires, sont les principaux symptômes de la dépression saisonnière, confirme le Dr Sylvie Royant-Parola, psychiatre. Ils apparaissent en novembre, puis régressent progressivement pour disparaître totalement entre février et mars. Avant de resurgir l’automne suivant."
Une vie au ralenti
Du petit coup de blues hivernal au réel état dépressif, la dépression saisonnière frappe avec plus ou moins d’intensité. Repérée dans les années 1980 par des psychiatres américains, elle est reconnue comme une vraie maladie, transitoire, certes, mais bien réelle.
Selon Martin de la Soudière, chargé de recherche au Centre d'études transdisciplinaires - sociologie, anthropologie, histoire (Cetsah), à Paris, elle pourrait affecter jusqu’à 12 % de la population. "Peut-être, si l’on inclut les formes légères de la maladie", précise le Dr Royant-Parola, qui, de son côté, estime plutôt à environ 5 % le nombre de personnes qui en souffrent chaque année.
Comme dans tous les types de dépression, ce sont deux fois plus souvent des femmes, sans doute en raison de facteurs hormonaux. Les premiers symptômes apparaissent aux alentours de 25-30 ans, mais il a été démontré que dans 4 % des cas la maladie touche des enfants et adolescents. Point commun entre toutes ces personnes : elles sont particulièrement sensibles au raccourcissement de la longueur du jour, et donc de l’exposition à la lumière.Page suivante : Le manque de lumière, à l'orgine du blues de l'hiver
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