Comprendre un hypocondriaque

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L'inciter à parler de ses émotions

"L'hypocondriaque est en grande détresse, il emploie une manière détournée pour signifier son besoin d'attention, d'affection et d'écoute. Pour lui venir en aide, on peut l'inciter à parler de ses émotions plutôt que de ses symptômes. Il a beaucoup de difficultés à trouver du plaisir dans son corps", explique le Pr Michel Lejoyeux, psychiatre.

"Plutôt que de l'entraîner dans des discussions destinées à lui faire comprendre qu'il se gâche la vie et gâche celle des autres avec ses phobies, mieux vaut l'inciter à trouver du bien-être physique. Les activités sportives ou l'amour sont d'un meilleur effet que les arguments. Rien ne sert de chercher à changer un hypocondriaque, mais on peut améliorer les choses en lui proposant des substitutions".

Autre article : Les arrêts de travail sous surveillance

102 RÉACTIONS À L'ARTICLE
Par MedecinSansTabou Dimanche 12 février 2012
Doctissimo, les hypocondriaques

Bonjour,

il faut savoir que l'hypocondriaque est, pour lui, un éternel incompris.

Il y'a les hypocondriaques légers, qui ont toujours le nez bouché, mal quelque part mais qui ne craignent pas la catastrophe. Et il y'a les autres :

Tout mal de crâne lui fait pressentir la rupture d'anévrisme. Une douleur dans le bras, gauche qui plus est, c'est la crise cardiaque assurée. Des nausées ? Mon Dieu, c'est un cancer de l'estomac.
Il est difficile pour un proche de rassurer un hypocondriaque, car quel que soit le mal qu'il répare, un nouveau mal arrive, et il a l'impression que ses conseils ne servent à rien.

Sachez que médicalement, il n'existe pas de moyen de soigner ceci, vous pourrez y mettre tous les antidepresseurs que vous connaissez, ça se soignera pas le véritable mal. C'est comme les gens qui ont peur des araignées ou du noir, il faut vivre avec.

Oui, vivre avec, mais pas en y pensant tout le temps. Pour cela, rien de plus simple, il faut être occupé. Prenez un exemple idiot, un lycéen, stressé par son bac, passant ses journées à réviser entre son bureau et la bibliothèque... si jamais il est hypocondriaque, il n'a pas le temps de penser qu'il est malade, et ne l'est pas. Car c'est là qu'est le mal, la pensée. On se lève le matin et dés 8h30 on se demande si on a pas mal quelque part... C'est justement là qu'arrive le mal. Celui qui est stressé, ou dirais-je occupé par son BAC se lève, et pense à son bac, pas à son petit mal de bras de la veille.

C'est la le secret, l'important est de détourner la pensée sur autre chose. Avoir la tête et l'esprit occupé aident grandement à ne pas penser au reste. Alors au lieu de végéter chez vous a aller voir l'anti-médecine que représente Doctissimo ou ForumOFéminin, allez travailler, repeignez le salon, impliquez vous dans un projet, et laissez votre esprit se libérer sur celui-ci.

Et pour ceux qui côtoient ces gens atteint par le mal, occupez-les, ne plus y penser est la plus grande arme contre la peur !

Bien à vous.

Par Melina Mercredi 25 janvier 2012
Il se plaint tout le temps qu'il a une maladie alors qu'il n'a absolument rien

Bonjour mon petit ami a cette maladie et sa commence a pesez il se plain tous le temps d'avoir une maladi alors quil n'a absolument rien sais vraiment pas facile et j'ai peur que tous d'arrêt a cose de sa il dit toujour qu'il et moche et malade et que moi je suis belle et en bonne santer, lui n'a absolument rien je voudrais vraiment qu'on maide a pouvoir calmer sais crise savoir quel mots je pourrai lui dire pour le calmer .et savoir de quoi cela provien je sais que quand il avais 8/9ème ila vue son oncle faire un avc esque sa pourrai provenir de sa, j'ai vraiment besoin d'aide j'ai peur de baisser les bras alors que je l'aime vraiment plus que tous mes cette maladie brise notre couple

Par Halwa Mercredi 04 janvier 2012
Peur d'avoir peur

J'ai passé ces deux derniers jours à lire sur les forums et autres, témoignages, thèse en psycho... en trouvant certaines réponses à mon mal et pas d'autres.
Après avoir vécu de nombreux évènement traumatiques dans ma vie, mort de mon père, problème de logement, une mère malade et dialysée, un frère atteint d'une maladie mentale et pour couronner le tout un divorce, j'ai dévelopé avec le temps certaines angoisses, d'être malade, de mourir, l'angoisse de développer une angoisse ou encore d'avoir une maladie mentale.
Je passe mon temps à me scruter et est tous le tps persuadée d'avoir une maladie. Le pic, je l'ai vécu lors de notre déménagement. J'étais persuadée que j'allais mourir et que j'étais entrain de vivre mes derniers instant sur terre. Bien sur il n'en était pas le cas. J'ai survecu !!!
Cette angoisse m'est revenue dernièrement et maintenant en plus de l'angoisse de mourir j'ai développé une autre liée à la peur de développer une maladie mentale tel que mon frère. Je ne sais pas si c'est lié au fait que j'ai peur de perdre le contrôle, que tous s'effondre car j'ai passé les dernières 15 années à essayer de ne pas perdre le contrôle et de faire face aux difficultés de la vie.
Mon médecin généralise m'a prescrit des anxiolytiques que je n'ai pas envie d'en prendre car je n'ai pas envie de devenir dépendantes. Aujourd'hui je suis venue au travail en pensant que j'ai une schizophrénie. Je me persuade que j'ai tout les symptôme, j'en suis persuadée !!! Après ces lectures, je me dis que je n'ai peut être rien, mais je veux en être sure. C'est pour ça que je vais aller chez le Psychiatre, je sais que je vais céder encore une fois à mon angoisse mais je veux également profiter de l'occas pour demander une prise en charge psychothérapeutique car c'est plus qu'une souffrance, c'est une torture... Hier, poussée par mon angoisse, je suis allée avec mon ordonnance chez le pharmacien pour acheter les anxiolytiques prescrit pas mon médecin glste, et j'ai craqué et pleurée devant lui.
J'ai toujours été courageuse dans ma vie, mais aujourd'hui je ne me sens plus aussi forte qu'avant. Peut-etre est-ce le problème !
Je ne sais pas si ce témoignage va aider qqu, mais moi, il m'a aidé à extérioriser ce que je ne pouvait faire avec les autres, car ils ne peuvent pas comprendre.

Bon courage !

Par DENVER Jeudi 06 octobre 2011
Ce soir grâce à vos témoignages vous m'avez aidé

bonsoir, je souffre également d'hypocondrie comme vous.
je tiens à vous remercier car cela fait deux ans que je souffre de cette maladie mais depuis 3 semaines elle m'est invivable.
ce soir grâce à vos témoignages vous m'avez aidé à combattre une crise d'angoisse.
Tout a commencé il y a deux ans, après une visite chez un cardiologue (pour rien évidement) , or ce médecin à l'inverse de mon médecin généraliste, qui me rassure toujours, m'a inventé une embolie pulmonaire. après un scanner, une gazometrie artérielle, un holter, et une échographie du coeur, il m' a dit: "ah non c'est bon ce n'est que du stresse".
depuis la peur de faire un AVC, phlébite, embolie pulmonaire me suit tous les jours.
cependant j'arrivais jusqu'à il y a 3 semaines à en rire avec mes amies, mon copain. aujourd'hui j'angoisse! je deviens une autre personne, j'ai peur d'avoir peur... j'ai du mal à respirer (dû à mon angoisse), je tremble, j'ai chaud, mon coeur s’accélère, j'ai une sensation de mort imminente.
je ne prends pas les anxiolytiques prescrits par mon médecin généraliste parce qu'il a eu le malheur de me dire qu'ils pouvaient générer un risque de dépendance, du coup j'ai peur de devenir accrocs... j'ai 22 ans...
ce qui me réconforte vraiment, et va me permettre de m'endormir sereine ce sont vos témoignages!
Il faut que nous racontons nos maux, pour faire reconnaître cette maladie qui gâche beaucoup de vie et pourtant, aujourd'hui et encore trop prise à la légère!
bon courage à nous hypocondriaque!!!

Par ii Mercredi 31 août 2011
Comment combattre une maladie qui n'existe pas ?

Bonjour,
Malheureusement, je me reconnais dans vos témoignages.
Ma mère est hypocondriaque depuis neuf mois.
Pour nous, les proches, c'est très difficile à vivre.
Nous ne savons plus quoi faire.
Elle n'a pas confiance aux médecins quand ils lui disent qu'elle n' a pas de cancers.
Elles passent aussi plusieurs examens (radios) qui sont négatifs mais elle est persuadée qu'elle a un cancer de la tête, après c'est le cancer des os. Elle va aux urgences quand elle est complètement stressée.
Elle ne veut pas admettre qu'elle souffre de dépression.
Pour nous, la situation devient invivable.
Nous avons peur qu'elle tombe dans la folie car elle dit des choses incohérentes, invraisemblables.
Peut-on la faire hospitaliser pour une dépression car le médecin et ses proches lui ont dit que c'était un dépression mais elle ne veut rien savoir. C'est nous qui faisons erreur.
La discussion n'est plus possible.
Nous avons essayé d'être compréhensifs, attentifs, calmes mais la situation est toujours pareille. C'est difficile de voir une personne qu'on aime, s'enfoncée de plus en plus.
En même temps, je suis agacée comme vous car elle a la chance de ne pas avoir de cancers alors que d'autres ont des cancers et aimeraient bien qu'on leur dise qu'ils n'ont rien.
Je sais qu'elle souffre mais pas de la maladie qu'elle croit et je ne sais pas si elle se rend compte que nous aussi, nous souffrons et cela nous gâche la vie. Nous pourrions être heureux car nous avons tous pour l'être.
Comment peut-on la convaincre de se soigner de sa dépression et de la persuader qu'elle n'a pas de cancers ?
Comment combattre une maladie qui n'existe pas ?
J'écris car je pense que nous avons vraiment tout essayé mais pas de résultat. Je ne sais plus comment faire. J'ai peur qu'elle perde tout (relations avec ses proches, situation professionnelle...)

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