Comprendre un hypocondriaque
- Actualisé le jeudi 23 novembre 2006
Sommaire de l'article : page 2 / 5
Les écueils à éviter
Les écueils à éviter avec un hypocondriaque sont bien sûr
l'agressivité et la moquerie, mais aussi la menace directe du "psy" : lui expliquer qu'il devrait aller voir un psychologue a peu de chances de le convaincre. Comment un médecin de l'âme pourrait-il lui dire si la petite boule dure qu'il sent sous son genou est ou non une tumeur maligne ?Pour ses proches, il s'agit plutôt d'entrer un peu dans son jeu pour ne pas nier son mal-être, mais en essayant de lui faire comprendre qu'il ne peut pas être atteint par la maladie à laquelle il pense. Dans tous les cas, l'indulgence s'impose. "Chacun de nous a ses mécanismes de défense, il est important de tolérer la façon dont les autres s'y prennent pour exprimer leurs angoisses", conclut le Pr Lejoyeux.
Hépatite C, risques liés aux OGM, aux pesticides, à la maladie de la vache folle… il ne se passe pas un jour sans que l'on découvre un motif d'inquiétude. Ces menaces nous tracassent tous mais l'hypocondriaque, lui, se croit atteint.
L'expression d'un mal-être
L'hypocondrie affecte autant les hommes que les femmes et le nombre d'hypocondriaques croît avec la vulgarisation des savoirs médicaux. Cette maladie peut se déclarer à la suite d'un choc psychologique, de la mort d'un parent à la suite d'une maladie, par exemple, ou témoigner
d'une vocation médicale contrariée. Elle sert toujours de masque à un mal-être.Incapable d'admettre qu'il est déprimé, anxieux, insatisfait de son travail ou de son couple, l'hypocondriaque choisit inconsciemment de désigner son corps comme siège de ses problèmes.
Les écueils à éviter
Les écueils à éviter avec un hypocondriaque sont bien sûr
l'agressivité et la moquerie, mais aussi la menace directe du "psy" : lui expliquer qu'il devrait aller voir un psychologue a peu de chances de le convaincre. Comment un médecin de l'âme pourrait-il lui dire si la petite boule dure qu'il sent sous son genou est ou non une tumeur maligne ?Pour ses proches, il s'agit plutôt d'entrer un peu dans son jeu pour ne pas nier son mal-être, mais en essayant de lui faire comprendre qu'il ne peut pas être atteint par la maladie à laquelle il pense. Dans tous les cas, l'indulgence s'impose. "Chacun de nous a ses mécanismes de défense, il est important de tolérer la façon dont les autres s'y prennent pour exprimer leurs angoisses", conclut le Pr Lejoyeux.
Comment rassurer ?
Il a parfois mal à la tête et songe à une tumeur du cerveau ? Rassurez-le : si tel était le cas, il aurait des douleurs permanentes ; il s'agit vraisemblablement d'une migraine classique. Il a parfois des vomissements ? S'il avait une tumeur digestive, il maigrirait de façon spectaculaire, il s'agit probablement d'une nourriture ou d'un médicament qui passe mal.
Le rôle du médecin
Bien sûr, si les symptômes persistent, il convient d'aller consulter un médecin. "Mes conseils s'adressent aux proches des hypocondriaques bénins, ceux qui le sont assez pour être irritants mais pas suffisamment pour angoisser leur entourage", confie le Dr Cymes.
Avec les autres, mieux vaut se garder d'entrer dans les questions médicales et refuser de palper ou d'ausculter : il faut rester à sa place de conjoint (de frère, de père, de mère…) et introduire un tiers. Le médecin généraliste est le mieux placé pour cela, c'est lui et lui seul qui s'occupe de santé !
L'inciter à parler de ses émotions
"L'hypocondriaque est en grande détresse, il emploie une manière détournée pour signifier son besoin d'attention, d'affection et d'écoute. Pour lui venir en aide, on peut l'inciter à parler de ses émotions plutôt que de ses symptômes. Il a beaucoup de difficultés à trouver du plaisir dans son corps", explique le Pr Michel Lejoyeux, psychiatre.
"Plutôt que de l'entraîner dans des discussions destinées à lui faire comprendre qu'il se gâche la vie et gâche celle des autres avec ses phobies, mieux vaut l'inciter à trouver du bien-être physique. Les activités sportives ou l'amour sont d'un meilleur effet que les arguments. Rien ne sert de chercher à changer un hypocondriaque, mais on peut améliorer les choses en lui proposant des substitutions".
Vos réactions (18)
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vendredi 7 mars 2008 / directrice
oui je pense que lorsque que l on souffre de cette maladie on ecoute son corps ses bruits ses formes et on fait des fixations cela nous empeche de penser a tout la souffrance de notre psychique -
lundi 24 mars 2008 / tati60
bonjour ma belle mere et hypocondrique mais son cas devient vraiment inquietant elle nest plus suportable les medicament ne font rien et plus aucun medecin nest capable de trouver une solution -
samedi 3 mai 2008 / Tsu
Es ce que se "forcer" a etre malade fait de nous un hypocondriaque. Je m'explique pour si vous avez pas compris: Prenons une persone X.
X s'invente des symptomes et repond aux questions des médecins/infirmieres de maière tel qu'il trouve une maladie. Parfaitement conscient de ce qu'il fait, X finni souvent par avoir vraiment mal a force de "forcer la douleur", il sait ou apuyé pour avoir tel mal, rester dans quel position ou combien de tant se forcer a vomir pour avoir des iritation a la gorge. Et donc les medecin/infirmière finissent souvent par trouver quelque chose. X n'est pas maso et ne pensse qu'au moment au sa douleur saretera mais il peu pas sen empécher -
samedi 3 mai 2008 / tsu
zut désoler j'ai oublier de m'escusez pour l'horthographe, j'ai du mal a ecrire francais, et j'ai oublier le point d'interogation a la 1ere phrase. -
dimanche 18 mai 2008 / etoile
je peux vous dire que c'est tres dure.je n'ai que 18 ans et je vis avec cette crainte permanente. Apres un periode tres difficile ou se sont succédées maladie de mon père et de ma mère a l'age de 9 jusqu'a 12 ans ,jai toujours cette boule au ventre et vivant seule je pleure souvent sans pouvoir me rassurer.Il faut un soutien morale pour ce genre de personne les rassurer et leur dire que tout est normal, il ne faut surtout pa négliger ce besion d'tre rassuré. -
vendredi 25 juillet 2008 / mel
bonjour, je suis hypocondriaque je n'ai que 20ans cette maladie me ronge.mais quand mes proches me rasure sa ne change pas grand chose, g ce besoin constant d'aller voir mon medecin, de passer des examens plus poussés et vu qu'on ne trouve jamais de maladie je me dit que c encor pire car si g mal a tel endroi pdt 2semaine je me dis ke je doii bienavoir quelque chose non? bref si quelqu'un parmi vous qui a était hypocondriaque et ki a reussi a vaincre cette maladie j'aimerai bcp savoir de quel maniere vous vous y etes pris (psy, anti depresseur?)
merci beaucoup -
mardi 12 août 2008 / vaness
bonjours, jai 20 ans et suite a un choc ,je suis devenu hypocondriaque , j'ai surtout peur lorsque je suis seul.si quelqu'un pouvait me renseinger car mes proches me rassurent mais j'aurais beosins qo'on me conseil.
j ai d ailleur peur lorsque je regarde des serie pourtant sur l'hopitale
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lundi 1 septembre 2008 / SeBa
Hello les gens!!!
Voila dans mon cas j'ai perdu la quasi totalité de ma famille par cancer.Ma seul et unique soeur à eu elle même un cancer extrêmement rare à l'age d e 14 ans et s'en ai sortie, elle a aujourd'hui près de 45ans.
Perso avec un passé de maladies tel que le mien, j'ai été surprotégé pendant la petite enfance(grosse erreur je trouve).
Après la mort de mon dernier parent, j'ai lentement sombré dans cette maladie, a ne plus en dormir, cauchemardé chaque nuit, pleurer pour rien, ne plus avoir d'activité, bref le néant social.J'ai aujourd'hui bientôt 29 ans et j'ai toujours un peu peur de cette chose qui ne prévient pas quand elle arrivera.Mon psychologue m'a pas mal aidé, mais le plus gros boulot c'est seul que je dois l'accomplir avec des chemins qu'y me sont indiquer par ce dernier.
Chaque jour qui passe je me dis que c'est magnifique de vivre et de pouvoir faire ce dont on rêve,même si c'est parfois dur et long d'y parvenir.
C'est dans les peines que l'ont montre sa véritable valeur.
YO les gens. -
mardi 2 septembre 2008 / Mélanie
Bonjour a tous!!!
J'ai 25 ans et je suis moi aussi hypocondriaque. Je m'inquiète toujours de ma santé depuis que j'ai eu mon petit garçon que j'adore. J'ai commencé a avoir peur d'être malade parce que j'avais peur de ne pas pouvoir voir grandir mon petit bonhomme que j'aime tant. J,ai une fixation sur mon corps aussitôt que j'ai un petit malaise j'y pense a tout les jours et cela continue parce que j'ai peur le lendemain de me sentir encore mal et je n'arrive pas a m'en défaire a force que j'ai peur.Je crois quand même que la vie est un cadeau et qu'il faut en profiter plainement le cerveau est très puissant et complexe j'ai compris cela avec le temps je vous dit a tous tenez bon pensez a des choses positive au gens qui nous aimes et je crois qu'un jour nous surmontrons tout cela !! Bonne chance a tous xxx
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mercredi 3 septembre 2008 /
Je veux parler a Mel du 29 juillet particulierement g meme oublier comment long ce mot la sepelait .Ecoute ma peanut moi aussi jessaye encore de savoir c qui se passe avec moe . il ya quelque chose qui maide beacoup ... je regarde le monde pis jme dis que jsuis supposer de me sentir juste bien juste a ce moment la parce que c personne la vont toute faire pour passer du temps avec toi then who cares for the rest!!! -
dimanche 7 septembre 2008 / Syseho
J'ai été hypocondriacre à un point presque inimaginable.
je souffrais atrocement du ventre au point de déclancher des début d'oclusions intestinales. Je devais me faire hospitalisée à chaque fois. Puis vint le jour où l'on m'a conseiller d'aller dans une maison de repos. J'ai eu la surprise de me retrouver en pshychiatrie, je n'acceptais pas ma maladie,c'était horrible. Il m'a fallut plusieurs année avant d'accepter ma maladie.
Je n'avais plus de douleurs physiques mais j'étais torturée par ma dépression.
Conclusion, il est important de faire comprendre à une personne malade hypocondriacre qui souffre vraiment dans son corps que tout ça se passe dans sa tete, meme si c'est très difficile a admettre. C'est alors un autre combat qui commence pour la malade. -
mardi 9 septembre 2008 / Bine
Je viens d'apprendre que je fais partie des personnes souffrant de maladies "imaginaires". je souffre de maux répétitifs quand ce n'est pas des problèmes d'estomac, d'oesophage, je présente des problèmes urinaires ou révèle un côlon irritable. Je me rend régulièrement chez mon médecin traitant qui règle mes soucis. Elle m'a envoyée chez un ostéophate, un type génial. Après analyse ,il m'a annoncé que sa médecin ne pouvait pas me guérir. Mes problèmes sont trop profond. Il me conseille de rencontrer un psychotérapeute. Que me conseiller-vous? J' ai pourtant l'impression de me connaître. Je vais tester en espérant trouver un jour un bien être et pouvoir vivre bien en moi. -
mardi 9 septembre 2008 / Bine
Désolée, je viens de me relire et viens de constater des erreurs orthographique. -
mercredi 10 septembre 2008 / La rédaction
Bonjour,
Poursuivez la discussion et retrouvez tous les témoignages dans votre forum Comprendre un hypocondriaque.
La rédaction -
jeudi 11 septembre 2008 / Tabaki
Je peux vous promettre que je me reconnais tout à fait dans cet article, il est d'autant plus pire pour moi que lorsque je remarque une chose bénine sur mon corps (en ce moment je suis obsédée par ma bouche et mes lèvres car j'ai une petite candidose suite à des antibios)je vais tout d'abord me renseigner sur le net et je tombe sur des cancers rares, des images gores et j'ai envie de pleurer parce que je me sens condamnée...je commence à réellement user mon entourage avec mes symptômes et je me déclenche des maladies auto-immunes (helicobacter, ladite candidose, crise hémorroidaire...) la liste est très longue. Je suis consciente de cette névrose mais je n'arrive pas à m'en sortir, de ce fait je commence une psychanalyse prochainement! Bonne chance à tous ceux qui sont dans ce cas! -
mardi 23 septembre 2008 / Alexandra's
Bonjour, je suis bien contente de trouver ces témoignages. Je me sens moins seule face à ce problème qui me bouffe l'existence. Je n'ose plus en parler à mon entourage, j'ai l'impression de les ennuyer avec tous ces "maux imaginaires" que je présente, et de plus mes parents, mon mari ont beau me rassurer , cela ne change rien au final, mes angoisses irraisonnées prennent le dessus...Et le pire c'est que je suis pertinemment consciente que tout çà est dans ma tête...Cela faisait quelques années que ces manifestations somatiques, ces douleurs imaginaires avaient disparues, et cette année qui est particulièrement difficile a fait ressurgir tout çà, et là il est temps que je me décide à en parler sérieusement à mon médecin traitant dans un 1er temps et ensuite je pense qu'il est nécessaire que je consulte un psy pour mettre des mots sur mes maux et surtout pour parler librement de ce qui m'empoisonne sans la culpabilité d'ennuyer les autres avec ces plaintes... -
jeudi 25 septembre 2008 / eli26
lorsque j'écoute mon corps je sens toujours que par exemple mes organes sont atteint d'une maladie je prévois de faire des examens ou de m'acheter des ampoules à base de plante parce que je crois que je suis infecté par une hépatite c.
Est ce que ça se soigne ? -
mardi 7 octobre 2008 / Une suisse...
Bonjour. J ai 17 ans et ne suis pas hypocondriaque. Pourtant si des personnes ayant été traitée ou étant sous traitement (contre l'hypocondrie) seraient d'accord de répondre a quelques questions pour un travail...Ils serait les bienvenu. Voila mon mail: marie.gallardo28@hotmail.com en vous remerciant d'avance et vous assurant que votre anonymat sera gardé...je vous salue.
