Comprendre un hypocondriaque

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Comprendre un hypocondriaque

Les hypocondriaques se font de plus en plus nombreux, alors que la médecine progresse. Mieux comprendre l'hypocondrie permet d'aider les personnes qui en sont victimes.

13 % des Français seraient hypocondriaques, selon selon une étude Ifop/Capital images publiée en février 2014.

La personne qui se préoccupe de manière abusive de sa santé ne fait pas du cinéma. Il faut reconnaître l'hypocondrie comme une vraie maladie !" affirme le Pr Michel Lejoyeux, psychiatre.

Médicaments retirés de la vente, risques liés aux OGM, aux pesticides… il ne se passe pas un jour sans que l'on découvre un motif d'inquiétude. Ces menaces nous tracassent tous mais l'hypocondriaque, lui, se croit atteint.

L'hypocondrie, expression d'un mal-être

L'hypocondrie affecte autant les hommes que les femmes et le nombre d'hypocondriaques croît avec la vulgarisation des savoirs médicaux. Cette maladie peut se déclarer à la suite d'un choc psychologique, de la mort d'un parent à la suite d'une maladie, par exemple, ou témoigner d'une vocation médicale contrariée. Elle sert toujours de masque à un mal-être.

Incapable d'admettre qu'il est déprimé, anxieux, insatisfait de son travail ou de son couple, l'hypocondriaque choisit inconsciemment de désigner son corps comme siège de ses problèmes.

Eviter la moquerie ou la menace avec un hypocondriaque

Les écueils à éviter avec un hypocondriaque sont bien sûr l'agressivité et la moquerie, mais aussi la menace directe du "psy" : lui expliquer qu'il devrait aller voir un psychologue a peu de chances de le convaincre. Comment un médecin de l'âme pourrait-il lui dire si la petite boule dure qu'il sent sous son genou est ou non une tumeur maligne ?

Pour ses proches, il s'agit plutôt d'entrer un peu dans son jeu pour ne pas nier son mal-être, mais en essayant de lui faire comprendre qu'il ne peut pas être atteint par la maladie à laquelle il pense. Dans tous les cas, l'indulgence s'impose.

Chacun de nous a ses mécanismes de défense, il est important de tolérer la façon dont les autres s'y prennent pour exprimer leurs angoisses", conclut le Pr Lejoyeux.

146 RÉACTIONS À L'ARTICLE
Par Ma-rion Vendredi 14 novembre 2014
une vie difficile a vivre!!

bonsoir a tous
bien évidemment si j écris ce soir c'est que je me reconnais dans bien des témoignages...
et oui marion 25 ans, hypocondriaque également....
quelle vie gâchée! quand je vois tellement de personnes qui se battent pour vivre et moi qui est là "en pleine forme" et pourtant si malade...
j'ai eu un épisode d'hypocondrie à l'adolescence, une année et demi de pleur, de combat, de crise d'angoisse.. et un jour plus rien jusqu'à.... ce mardi 11 mars 2014, chute = pied cassé = plâtre pour 6 semaines et injection d'anticoagulant.. l'angoisse monte:" et si je faisait une phlébite? si je ne m'en apercevais pas?" puis 22 mars 2014 opération d'urgence car découverte la veille d'une récidive de grossesse extra utérine, on me retirera une trompe. A la sortie de la clinique direction les urgences de l’hôpital car pied froid et gonflé, bien évidement jamais 2 sans 3.. on m' annonce une suspicion d'embolie pulmonaire qui heureusement n'était pas présente puis encore 2 autres mauvaises nouvelles.. finalement j'ai finis par craquer! Tiens BONJOUR crises d'angoisses, peurs,pleurs ect.... je vous connais! mes crises sont tellement fortes que je suis hospitalisée 3 semaines en juin avec un sacré traitement ( somnifères, anxiolytiques, anti-dépresseurs, neuroleptiques) et un suivi en ALD avec un psy comportementaliste. Bref, nous sommes aujourd'hui le 14 novembre 2014, je suis enceinte de mon 2eme enfant j'ai mal aux jambes, dans le bas ventre,je suis essoufflée et je suis sous antibio car j'ai un épanchement sanguin autour de la poche des eaux. et pleins de questions. vais je mourrir? est ce que le fait d étre essoufflée présage qlq chose de grave? que va t'il encore m'arrivée? et mon fils il est si petit je n'imagine pas le voir grandir et cela amplifie mes angoisses. je ne sais plus quel recours prendre. connaissez vous des groupes de parole? des associations? je me bousille la vie avec ses questions permanentes et angoissante, comment je faisais avant? la psychothérapie n'avance a rien et je me sens et je suis incomprise de mon entourage. merci

Par M. Mercredi 22 octobre 2014
Comme je me retrouve dans les nombreux témoignages, c'est une maladie réelle, handicapante ...

Oh, comme je me retrouve dans les très nombreux témoignages que je vois ici... Moi-même, M., 21 ans, je suis hypocondriaque et je le sais. Excusez-moi à l'avance de ce pavé ! Tout a commencé en Avril dernier. Je travaillais alors pour une asso' qui organisait des festivals de musiques. Un soir, alors que tout va bien, que je suis tranquille devant ma télé et que je mâche une chips, le drame ! Ma joue droite s'engourdit. Premières vérifications : ma parole, ok, je ne dis pas d'absurdité. Pas de paralysie de tout le côté non-plus. Mais voilà, le mal est fait, j'entame une crise d'angoisse... Calmée par l'appel de mon père. Je m'endors plutôt tranquillement. Le lendemain, la parastésie est toujours présente. Je vais donc aux urgences, croyant tout de même à un accident ischémique transitoire. Prise de sang, IRM, tout va bien, je suis en pleine forme. Quelques mois plus tard, retour aux urgences : douleurs dans la poitrine. Côté gauche en plus ! Eléctrocardiogramme, prise de sang, encore une fois, RAS. Et depuis environ deux mois, tout cela empire. J'ai été deux fois mon médecin en trois semaines, je suis allée aux urgences une fois pour des douleurs thoraciques (encore...). Conclusion de tout ça : nerf coincé, et pour la parastésie du visage, inflammation du nerf du trijumaux. Mon corps aime décidément jouer avec mes nerfs, c'est le cas de le dire. Et depuis ces épisodes, tout va mal. Dès que j'ai un symptôme, quel qu'il soit, ça y est, ma mort est imminente. Là, j'ai mal au dos, des sensations de brûlure au niveau du sternum et une légère fièvre, ça y est, je prépare une embolie pulmonaire. Parce que je prends la pilule et que j'ai cessé de fumer il y a deux semaines. J'ai mal aux jambes (après du vélo en plus, donc quoi de plus normal), ça y est, j'ai une phlébite. Bref, quoi que j'aie, je vais mourir. Et ça me gâche la vie. J'ai déjà soûlé mes parents plus d'une fois, ils sont conscients de mon état et je sais que je leur gâche la vie, parfois, à cause de ça. Rester seule chez moi est déjà une angoisse à elle toute seule. Entre la peur d'être malade et de me voir mourir et la peur de les voir mourir, le combo est violent. Du coup, je prend sur moi, même si je me sens mal, je ne le montre pas. Et c'est dur, parce que les angoisses, elles, sont bien présentes. Parfois, j'y pense moins. Mais elles reviennent, tout le temps, chaque jour. A un point que j'ai développé des troubles obsessionnels handicapants et dérangeants : je prends ma température plusieurs fois par jour, je mesure mon pouls plusieurs fois par jour, aussi. J'ai pris rendez-vous chez un psy pour dans deux semaines. J'espère qu'il va m'aider et enfin trouver la cause de ce qui me gâche déjà la vie en si peu de temps... J'apporte tout mon soutien aux personnes atteintes d'hypocondrie. Mais à leur famille aussi. C'est une maladie réelle, handicapante et qui gâche la vie de tout le monde.

Par Nost Lundi 20 octobre 2014
Si quelqu'un se plaint de douleurs permanentes, il ne faut pas le classer tout de suite dans les hypocondriaques.

Bonjour, Je me retrouve dans tous les témoignages car je suis moi aussi hypocondriaque, mon père l'est aussi. Cependant cela n'exclut pas que l'on peut avoir une maladie bien réelle difficile à déceler. C'est mon cas. Souffrant du squelette depuis près de 15 ans, j'ai pensé à tout jusqu'au cancer des os, on m'a dit pendant des années "vous souffrez de lombalgies, faites du sport". Moi j'étais persuadé d'avoir une maladie beaucoup plus importante. Après avoir vu des dizaines de médecins, le diagnostic est un jour tombé : spondylarthrite ankylosante à un stade avancé... Certes ce n'est pas mortel, mais handicapant, et c'est une maladie à vie. Je veux dire que si quelqu'un se plaint de douleurs permanentes, il ne faut pas le classer tout de suite dans les hypocondriaques, même s'il l'est par ailleurs. Un hypocondriaque peut aussi être sérieusement malade, pour l'entourage il est difficile de faire la part des choses mais il fait rester attentif à ce que vit la personne. C'est trop facile de dire : "encore un fois on trouera rien, de toutes façons il a tellement peur des maladies...".

Par jennifermaewes Samedi 18 octobre 2014
sa me rassure de voir que je

sa me rassure de voir que je ne suis pas la seul au monde a etre hypocondriaque car peu de gens comprennent mes reactions quand je parle de certaine maladie que j'ai " contracté " du genre aujourd'hui ebola tourne et je suis malade et ma pharmacienne me dit de faire attention a cette maladie alors que je n'y pensé pas du tout mais maintenan c'est dans ma tete et j'arrive pas a faire abstraction mon copain m'engueulle parce qu'il sait que d'ici 3 jours j'aurait tous les symptomes et que je vais en devenir folle au point d'allé a l'hopital. c'est vraiment tres tres dur a vivre de plus j'ai 2 enfants et c'est limite si je n'est pas un abonnement a la pedriatrie car j'y suis casi toute les semaines ! il y a un mois ma fille se plaignait de mal de tete j'ai convaincu mon medecin de lui faire faire un encephalo parce que dans ma tete elle avait une tumeur !

Par boule de stresss Dimanche 28 septembre 2014
vous aussi ?

Bonsoir,

Votre forum m'a fait tellement bien.... ainsi ne suis pas seule dans mon cas ? j'ai beaucoup apprecie l'article de cancerophobe.... j'ai l'impression de l'avoir écrit!! c'est tout moi... cette phobie ne me quitte pas depuis l'adolescence.... j'ai 43 ans....j'ai appris que ma belle soeur était atteinte d'un cancer il y a qq jours.... depuis je ne vis plus.... je me trouve fatiguée ( j'ai deux enfants en bas âge...) , à bout, sans force... j'arrive même à inquiéter mes medecins.... qui me prescrivent des examens sans résulats...
En revanche, depuis 6 mois je me soigne.... par accuponcture..ça me fait un bien fou! en plus cela me permet de discuter tous les 15 j avec un
medecin...
Aller courage, et vive la methode c'Emile Coue
A plus

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