Ces maux de tête qui nous tourmentent

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Les céphalées de tension

Elles correspondent à ces maux de tête que tout le monde connaît un jour ou l’autre après une réunion particulièrement longue, un manque de sommeil, un repas trop copieux, ou après être resté des heures dans une mauvaise position devant son poste de travail. Les épisodes peuvent durer de 30 minutes à 7 jours et se traduisent par une douleur diffuse bilatérale, une sensation de pression ou de compression (douleur en étau) sur les deux côtés de la tête, qui ne s’aggrave pas lors des activités courantes.

La cause de ces maux de tête : des contractions des muscles péricrâniens (angles de la mandibule, tempes et trapèzes). Ils s’accompagnent parfois d’une légère nausée ou d’une sensibilité exacerbée aux bruits ou à la lumière. Leur fréquence varie de quelques fois par an à des formes beaucoup plus fréquentes, voire chroniques (plus de 180 jours par an).

Les céphalées trigémino-autonomiques

Les céphalées trigémino-autonomiques, dont l’algie vasculaire de la face est la plus répandue, sont plus rares et très invalidantes. Elles frappent surtout les hommes de 25-35 ans (on ignore pourquoi). Elles se traduisent par des crises de courte durée (en moyenne une heure) très intenses.

Elles affectent un seul côté de la tête, toujours le même, et s’accompagnent d’un larmoiement, d’une rougeur, d’un gonflement de l’œil et d’une obstruction ou au contraire d’un écoulement de la narine située du même côté. Les crises surviennent souvent à la même époque de l’année et à heures fixes, jusqu’à huit fois par jour. Dans 90 % des cas, il s’agit d’une forme épisodique qui dure un à deux mois, puis les crises disparaissent sans aucune explication pour revenir ensuite un ou deux ans plus tard.

"L’origine de ces maux de tête : un probable dysfonctionnement de l’hypothalamus, dans la région reliée directement aux rétines, explique le Dr Michel Lantéri-Minet, neurologue spécialisé dans la prise en charge des céphalées et douleurs chroniques au CHU de Nice et président de la Société française d’études des migraines et céphalées. Ils semblent influencés par des facteurs de luminosité ambiante, ce qui explique que les crises surviennent surtout lorsque les journées diminuent ou au contraire allongent." Dans les 10 % restants, ce sont des formes chroniques, permanentes.

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