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Ces maux de tête qui nous tourmentent
Ces maux de tête qui nous tourmentent

Exceptionnels, occasionnels ou chroniques, intenses ou légers, aggravés ou non par le stress, les maux de tête n’épargnent personne, quels que soient l’âge et le sexe. Aujourd'hui considérées comme des maladies, elles peuvent prendre différentes formes, plus ou moins invalidantes.
Outre leur talent, Victor Hugo, Lewis Carroll, Frédéric Chopin, André Gide, George Sand, Napoléon, Van Gogh ou encore Nietzsche avaient un point commun : les maux de tête, appelés aujourd’hui céphalées. Autrefois, on parlait de "crise de foie" (un mal typiquement français), de prétexte féminin pour se soustraire aux obligations du mariage, ou encore d’esprit disjoint et disloqué (Gide). On conseillait alors aux malades de prendre sur eux, d’aller faire un peu d’exercice pour se changer les idées, ou, plus récemment, de consulter un psychologue…
Les maux de tête, des maladies à part entière
Aujourd’hui, plus aucun doute ! Le mal de tête ne comporte pas toujours une part psychologique et on en connaît le mécanisme biologique. "Ce sont les nerfs périphériques, et notamment les nerfs tri-jumeaux, qui véhiculent la douleur jusqu’au centre du cerveau", décrit le Dr Anne Ducros, neurologue au centre d’urgence céphalées de l’hôpital Lariboisière, à Paris.
Situés sur chacun des côtés de la tête et responsables de toute la sensibilité de la face (peau mais aussi méninges et certaines artères) et de la moitié de la tête, les nerfs trijumeaux se prolongent en trois branches : l’une vers les orbites, l’autre vers les sinus et la troisième vers la mâchoire.
"Connectés avec le trijumeau, les nerfs de la région cervicale, responsables de la sensibilité de l’arrière de la tête et du cou, transmettent aussi la douleur", ajoute le Dr Évelyne Massardier, neurologue au CHU de Rouen et membre de la Société française d’études des migraines et céphalées.
Deux types de céphalées
Le mécanisme est toujours le même, mais l’intensité de la douleur, sa localisation, sa durée ainsi que les facteurs qui la déclenchent varient. On répartit ainsi les maux de tête en deux grandes catégories. Les céphalées dites "primaires" – les plus nombreuses – sont considérées comme des maladies en elles-mêmes.
Chroniques, elles évoluent par crises. Il s’agit de la migraine, des céphalées de tension, des céphalées trigémino-autonomiques et des céphalées circonstancielles qui, comme l’indique leur nom, se déclenchent systématiquement et uniquement dans des circonstances précises : l’effort physique, la toux (plutôt après 50 ans), l’activité sexuelle (entre 40 et 50 ans surtout) et le sommeil (plutôt après 60 ans). Les céphalées "secondaires", en revanche, signent une autre pathologie plus ou moins grave.Page suivante : Les céphalées de tension
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