Alzheimer : les proches en première ligne
Alzheimer : les proches en première ligne
Savoir communiquer avec les malades
L’entourage doit aussi apprendre une toute nouvelle façon de communiquer et de se comporter avec la victime de cette maladie.
Comme le rappelle le Dr Michèle Micas, psychiatre et gérontologue, auteur d’"Alzheimer, la maladie la plus redoutée des Français" publié aux éditions Josette Lyon, "il faut en permanence faire preuve de bon sens et d’imagination, en réconfortant le malade, en valorisant ce qu’il réussit, en l’encourageant dans ses efforts et dans ses initiatives dès lors qu’elles ne le mettent pas en situation d’échec.
En donnant des responsabilités, même limitées, on renforce la confiance et l’estime de soi. Et à chaque fois que cela est possible, je suggère de laisser au malade le temps de s’exprimer, d’agir à son rythme, de terminer sa phrase, sans vouloir tout faire à sa place."
Le malade a besoin de l'autre
Au fil des années, la parole finit elle aussi par s’altérer. Mais l’échange continue jusqu’au bout, à travers les expressions du visage, les gestes, les regards, l’intonation de la voix, la tendresse.
Être de relation et d’émotion, le malade a jusqu’au bout besoin du regard et des gestes bienveillants de l’autre. "Ces temps de tendresse et de silence sont une autre forme de rencontre", explique un représentant de la Fondation Alzheimer.
Mais l’aidant ne peut pas tout assumer et doit accepter de se reposer, de déléguer, de prendre du temps pour lui. Cela n’est pas toujours facile. "J’ai l’impression que les autres ne vont pas pouvoir s’y prendre aussi bien que moi. Et puis je ne veux pas les charger de ce souci", témoigne la femme d’un malade.
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