Addictions : les nouvelles formes de dépendance
Addictions : les nouvelles formes de dépendance
Les produits stupéfiants ne détiennent pas le monopole. L’addiction peut aussi se glisser dans les gestes de la vie quotidienne et se révéler tout aussi dangereuse.
Certaines personnes souffrent de comportements qui ont bien des points communs avec la toxicomanie : impossibilité de se contrôler, sensation de bien-être suivie d’une profonde culpabilité, désinvestissement social.
C’est pourquoi les consultations d’addictologie prennent désormais en charge les "dépendants sans drogue" qui viennent demander de l’aide.
Affronter sa dépendance
"De même qu’il faudra d’abord se sevrer de la drogue ou de l’alcool pour aller mieux, il faut commencer à affronter sa dépendance avant de tenter d’en comprendre les causes", insiste le Pr Michel Lejoyeux, chef de service de psychiatrie et d’addictologie à l’hôpital Bichat.
Des thérapies pour apprendre à résister
Les thérapies comportementales et cognitives aident ces personnes en leur apprenant à résister à leur envie : on travaille sur les situations à risque et les émotions qui les accompagnent afin de modifier leur réaction et de les déconditionner.
"Il ne faut pas attendre une grande révolution, précise-t-il. Le changement s’installe peu à peu, à partir de gestes en apparence anodins, de discrètes victoires sur soi-même."Nombre de thérapeutes ont en effet adopté la méthode des "petits pas" des Alcooliques anonymes : un objectif limité, que l’on renouvelle autant de fois que possible.
Ces petites libérations donnent confiance en soi et l’on peut alors amorcer une psychothérapie plus approfondie si l’on souhaite remonter à l’origine du problème. Des événements de l’enfance l’ont souvent déterminé, et replacer le présent dans son histoire familiale permet d’être certain qu’une dépendance ne viendra pas remplacer la première.
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