Addictions : décrocher d’un produit
Addictions : décrocher d’un produit
Légale ou illégale, toute substance qui stimule notre cerveau peut nous faire perdre notre liberté. Cette toxicomanie "classique" demeure la forme de dépendance la plus répandue.
Les buveurs ne se divisent pas en deux camps tranchés : les "sans problème" et les autres. L’escalade se fait de façon progressive : "petit penchant" au départ, puis usage nocif, et enfin dépendance.
"J’avais pris l’habitude de prendre un verre de vin pour me détendre le soir, confie Marc, 58 ans. Puis il m’en a fallu deux pour me déstresser. Et quand je me suis retrouvé en préretraite, insensiblement, j’ai commencé à boire à partir de 17 heures."
Deux verres quotidien maximum pour les hommes
Les doses autorisées sont claires : deux verres quotidiens pour les hommes, soit quatorze verres par semaine. Les femmes ont droit à la moitié. Au-delà, les effets de l’alcool commencent à se faire sentir sur le foie, les artères, la tension, et les risques de cancer augmentent.
Mais, même en deçà de ce seuil, on a déjà une consommation à risque si l’on ne peut pas se passer de boire dix jours d’affilée sans souffrance, si l’on prend de l’alcool en étant enceinte, avant de conduire, ou si l’on "siffle" plus de quatre verres en une seule occasion.
Avoir le courage de consulter
Ceux qui ont déjà perdu le contrôle peuvent encore s’en sortir seuls.
"Environ 40 % des personnes dépendantes de l’alcool ont arrêté sans traitement au bout de dix ans, soit 4 % par an. Ceux qui se font aider s’en sortent beaucoup mieux : le nombre de personnes devenant indépendantes à l’alcool grimpe à 25 % par an", souligne le Dr Philippe Batel, responsable de l’unité fonctionnelle d’alcoologie de l’hôpital Beaujon, à Clichy.Il est donc préférable d’avoir le courage d’aller consulter. On peut obtenir les coordonnées de consultations spécialisées auprès d’Alcool Assistance au 0 821 00 25 26, ou sur le site de l’Association nationale de prévention en alcoologie et addictologie : www.alcoologie.org.
Page suivante : Des médicaments pour réduire les symptômes de manque
Sur le même thème
Je reçois une alerte sur les sujets qui me concernent.













