Santé/PsychoGrossesse

Peut-on opter pour la contraception définitive ?


  • Actualisé le mercredi 17 janvier 2007

Sommaire de l'article : page 7 / 9

Pas d'anesthésie, pas de cicatrice

Pour

le Pr Hervé Fernandez, chirurgien gynécologue à l'hôpital Antoine-Béclère, à Clamart, "les avantages de cette nouvelle méthode ne font plus
de doute : absence d'anesthésie, absence d'incision et de cicatrice, intervention rapide (10 à 15 minutes), retour à une activité normale dans les deux heures
qui suivent l'intervention".

En France, 50 000 femmes optent chaque année pour la stérilisation définitive, par obturation des trompes, et moins de 4 000 hommes ont recours à la vasectomie.

Une efficacité de 98 à 99 %

L'opération est encadrée par la loi du 4 juillet 2001, qui autorise la stérilisation à visée contraceptive "pour les hommes et les femmes majeurs et capables de donner un consentement éclairé".

Les techniques mises en œuvre ont pour objectif d'empêcher les spermatozoïdes de féconder un ovule. Elles garantissent aujourd'hui une efficacité de 98 à 99 % dans une très grande sécurité.

Quatre mois de réflexion

Cette méthode n'a d'intérêt que pour ceux et celles qui sont certains de ne plus vouloir d'enfant et à qui les moyens contraceptifs actuellement utilisables ne conviennent plus. Mais c'est une solution radicale. C'est pourquoi il faut prendre le temps de bien peser sa décision. Un délai de réflexion de quatre mois est d'ailleurs imposé par la loi.

Irréversible

Il faut savoir en effet que les stérilisations masculine et féminine sont presque toujours irréversibles. Si la reperméabilisation des trompes ou des canaux déférents est parfois possible, les grossesses qui en résultent sont extrêmement rares.

La stérilisation féminine : deux méthodes possibles

1. La méthode la plus connue et

la plus répandue est la ligature des trompes.

Elle consiste à obturer les trompes, sous anesthésie générale, à l'aide de fils non résorbables, de clips ou d'anneaux. Cette opération, réalisée autrefois après ouverture de l'abdomen ou par voie vaginale,

se pratique aujourd'hui par voie cœlioscopique ou au cours d'une césarienne.Elle nécessite une hospitalisation de 48 heures
au minimum. Elle n'est pas sans douleur ni sans danger.

2. Depuis 2002, une nouvelle méthode, sans anesthésie et beaucoup moins douloureuse,

est proposée aux femmes.
Il s'agit de placer à l'entrée du canal des trompes un implant, une sorte
de ressort contenant des fibres de polyéthylène, autour duquel va
se former un tissu fibreux, qui bouchera complètement les trompes
au bout de trois mois.On utilise un hystéroscope, système optique qui permet de visualiser la cavité utérine
et d'intervenir par les voies naturelles, sans anesthésie.

Pas d'anesthésie, pas de cicatrice

Pour

le Pr Hervé Fernandez, chirurgien gynécologue à l'hôpital Antoine-Béclère, à Clamart, "les avantages de cette nouvelle méthode ne font plus
de doute : absence d'anesthésie, absence d'incision et de cicatrice, intervention rapide (10 à 15 minutes), retour à une activité normale dans les deux heures
qui suivent l'intervention".

Processus hormonal non modifié

L'efficacité de ce dispositif n'est complète qu'après un délai de trois mois, durant lequel il faut continuer à prendre une contraception.

Un contrôle est ensuite obligatoire pour vérifier que les trompes sont bien bouchées (radiographie, échographie). "Si la femme ne peut plus avoir d'enfant, le processus hormonal n'est pas modifié, explique le Dr Caroline Dhainaut, gynécologue-obstétricien au CHU Bichat-Claude-Bernard, à Paris. Elle garde ses règles, celles qu'elle avait sans contraception."

Pour éviter les regrets

Le médecin doit vous informer sur les risques et les bénéfices de la stérilisation définitive.Il doit évaluer votre motivation et s'assurer que ce moyen de contraception est bien adapté à votre cas. Il peut refuser l'intervention, mais il a l'obligation de vous adresser à un confrère.Il vous demandera au préalable votre consentement écrit à la réalisation de l'intervention. Avant d'effectuer une vasectomie, il a l'obligation de proposer à l'homme une conservation du sperme, dans une banque du sperme (il existe des centres Cecos dans les grandes villes en France).

Vos réactions (3)

  • mercredi 13 février 2008 / miangi

    bonjour,
    j'ai une question qui pour moi est importante, je voudrai savoir si la contraception définitive baisse la libido , je ne veux plus d'enfant mais la pilule et j'en ai essayé beaucoup , me coupe le désir?
  • mardi 26 février 2008 / laetitia37

    Ah ! Enfin je peu prétendre aprés avoir lu cet article, de passé a la contraception définitive.Malgrés les refus de ma gynécologue !
  • mardi 29 avril 2008 / Cathy

    y'a t'il des risques pour la 2ème méthode ? a t-on assez de recul pour pouvoir répondre à cette question?
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