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Maternités : des accouchements sur mesure
- Publié le mercredi 30 avril 2008
Des variantes d’une maternité à l’autre
Chaque maternité est différente. La technique, les protocoles et l’atmosphère peuvent varier d’une équipe à l’autre, et selon qu’il s’agit d’une clinique privée, d’une petite ou d’une grande maternité publique. Une naissance reste un processus naturel qui suppose donc un suivi médical assez "standardisé". Toutefois, une fois inscrits dans une maternité, les parents peuvent encore faire des choix.
C’est le cas des cours de préparation à l’accouchement : après avoir été longtemps centrés sur la douleur, ceux-ci s’orientent aujourd’hui davantage vers un accompagnement global, comme en témoigne la "préparation à la parentalité" au quatrième mois. Certaines maternités présentent des approches différentes - haptonomie (communication avec le bébé par la voix et les mains), sophrologie, yoga… -, d’autres proposent des cours pour les pères.
Le grand jour venu, le travail se déroule en trois étapes : contractions, expulsion, délivrance. La surveillance suit des protocoles, mais, hormis les gestes médicaux pratiqués pour raisons de santé, les femmes ont désormais plus de latitude sur la façon dont elles entendent accoucher.
La perfusion permet d’administrer des produits en urgence. Mais on peut n’installer qu’une simple voie veineuse, reliée en cas de nécessité. Avec une péridurale, elle est en revanche obligatoire. Le monitorage sert à surveiller le rythme cardiaque du bébé et à enregistrer le rythme et l’intensité des contractions. La patiente reste allongée avec une large ceinture autour du ventre…
"Pourtant, il n’y a aujourd’hui aucun élément scientifique qui justifie un monitorage en continu", précise le Dr Briex… La solution idéale, mais qui prend du temps, consiste à poser, déposer, reposer le monitoring par sessions d’une demi-heure. Il existe aussi des monitorings en wi-fi dont les résultats sont centralisés, ce qui permet à la maman de se promener.
Généralisation de la péridurale
La péridurale, pratiquée depuis les années 1970, est une anesthésie locale qui atténue, voire supprime, les douleurs des contractions. L’anesthésiste pose un cathéter destiné à injecter dans l’espace péridural un produit anesthésique. L’acte médical comporte certains risques rares (infections, maux de tête), et des effets secondaires plus fréquents dus souvent à une mauvaise maîtrise (perte totale de sensations, allongement de la durée du travail, augmentation du nombre des extractions instrumentales).
On peut la refuser, mais elle est parfois proposée avec insistance par l’équipe médicale, qui n’a pas toujours le personnel nécessaire pour aider les accouchées à gérer la douleur. Les trois quarts des femmes demandent qu’on leur en pose une. Les injections sont désormais bien équilibrées, les femmes conservant une sensibilité et une motricité complètes. Certaines maternités permettent à la patiente de doser elle-même les quantités. D’autres posent des péridurales en ambulatoire, et la femme peut donc bouger.
